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§ 08 · Presse essais comparatifs

2019 : « BMW is dead » — la colère de la communauté face au passage à la traction avant

BMW Série 1 · 3 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Une annonce qui déclenche une vague de réactions hostiles en ligne

L'annonce, en mai 2019, du passage de la Série 1 à la traction avant provoque une réaction immédiate et disproportionnée sur les réseaux et forums automobiles anglophones : les commentaires qualifiant le choix de trahison se multiplient, avec des formules restées emblématiques de cette controverse — « BMW is dead » (« BMW est morte »), « Ruined a great car » (« ils ont gâché une bonne voiture »), ou encore la comparaison moqueuse à une « Mini surfacturée ». Le grief central porte sur la perte de la seule compacte à propulsion du marché, une singularité revendiquée par BMW depuis 2004 (voir L'architecture à propulsion (2004-2019) : moteur longitudinal et répartition des masses 50:50) et perçue par une partie des passionnés comme un marqueur identitaire irremplaçable de la marque elle-même.

Une controverse comparable à d'autres ruptures déjà documentées dans ce corpus

Cette réaction n'est pas sans précédent dans l'histoire de l'automobile premium : elle rappelle, dans sa forme sinon dans son ampleur, la controverse des puristes qui avait accueilli le lancement du Porsche Cayenne en 2002, où une partie de la communauté de marque avait également dénoncé une trahison de l'identité historique au nom d'un impératif commercial — voir « Ce n'est pas une vraie Porsche » — la controverse des puristes au lancement du Cayenne (dossier porsche-cayenne/). Elle prolonge surtout, à l'échelle de la Série 1 elle-même, une controverse déjà vécue cinq ans plus tôt par BMW sur un modèle voisin : le lancement de l'Active Tourer en 2014, première BMW de série à traction avant de l'histoire de la marque, avait déjà suscité une indignation comparable chez une partie des puristes — voir 2014 : la colère initiale des puristes face à l'Active Tourer (dossier bmw-serie-2/). Dans les trois cas, la controverse s'atténue sensiblement une fois le produit reçu en main : plusieurs essais approfondis de la F40, notamment ceux de Top Gear, concluent que le comportement routier reste crédible malgré le changement d'architecture, sans toutefois dissiper entièrement le grief identitaire de fond.

Les arguments chiffrés de BMW en défense du choix

Face à cette controverse, BMW oppose des arguments chiffrés plutôt qu'une défense uniquement esthétique ou philosophique : sur la génération F20/F21 à propulsion, les versions sportives M135i et M140i — les seules à véritablement tirer parti de l'architecture à roues arrière motrices — ne représentaient que 3 % des ventes totales du modèle. Une étude interne de la marque aurait par ailleurs établi que 80 % des propriétaires de Série 1 ignoraient, et ne se souciaient pas de savoir, quel train de roues de leur véhicule était moteur. Le responsable du développement dynamique de BMW a par ailleurs publiquement affirmé ne pas souhaiter revenir à une architecture à propulsion pour ce modèle, y compris avec le recul de plusieurs années de commercialisation.

Un débat esthétique et identitaire qui reste, par nature, non tranché

Cette controverse relève, pour l'essentiel, d'un jugement de valeur sur l'identité de marque plutôt que d'un fait technique vérifiable : elle est ici consignée comme un débat documenté par de multiples sources concordantes quant à son existence et à son intensité, sans qu'aucune source ne permette de trancher objectivement le bien-fondé de la position des deux camps.

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Provenance de cette fiche
Site source
drivetribe.com ; bmwblog.com ; topgear.com
Date d'extraction
14 sept. 2026
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