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§ 02 · Moteur

Les deux-temps de Goliath et Lloyd — et l'injection Bosch pionnière

Borgward / Isabella · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Contrairement à l'Isabella et au P100, les petites Goliath et Lloyd des années 1950 sont d'abord animées par des moteurs deux-temps, une architecture simple et bon marché, mais qui a valu au groupe l'une de ses avancées techniques les plus injustement oubliées.

Les deux-cylindres deux-temps Goliath

Le moteur de la Goliath GP700 (1950-1957) est un bicylindre en ligne deux-temps de 688 cm³, refroidi par eau, monté transversalement et entraînant les roues avant — une disposition mécanique qui ne deviendra un standard de l'industrie qu'avec la Mini de 1959, puis la quasi-totalité des petites voitures modernes. La GP900 E (1955-1957) en reprend l'architecture avec une cylindrée portée à 886 cm³.

Une pionnière méconnue de l'injection directe

C'est sur cette même base bicylindre que Goliath introduit, dès 1952, l'injection directe d'essence Bosch — sur la déclinaison GP700 E (« E » pour Einspritzung), en alternative au carburateur, puis en exclusivité sur la GP900 E. Cette adoption, quasi simultanée avec celle de la modeste Gutbrod Superior 600, fait de la Goliath l'une des deux toutes premières automobiles au monde à recourir à cette technologie — cinq années avant que Mercedes-Benz ne l'introduise sur sa 300 SL, pourtant restée dans la mémoire collective comme la pionnière de l'injection directe sur une automobile de série. L'anecdote reste aujourd'hui largement ignorée du grand public, y compris des amateurs d'automobiles anciennes, la marque Goliath elle-même ayant disparu du paysage industriel dès 1961 avec le reste du groupe (voir Goliath — du tricycle utilitaire à l'injection directe pionnière).

Les bicylindres Lloyd, du deux-temps au quatre-temps

Les premières Lloyd d'après-guerre (LP 300 puis LP 400, voir Lloyd — du « Leukoplastbomber » à l'Arabella) reprennent elles aussi un très modeste bicylindre deux-temps transversal de 293 puis 386 cm³ (10 puis 13 ch), monté sur un châssis à ossature de bois. Comme chez Goliath, la traction est avant, et l'essieu arrière reste un essieu oscillant simple. La marque abandonne le deux-temps à partir de 1955 avec l'arrivée d'un nouveau bicylindre quatre-temps de 596 cm³ (19 ch, porté à 25 ch sur la version Alexander TS), qui équipe la Lloyd 600 puis l'Alexander jusqu'à la fin de la production Lloyd proprement dite.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org (+ recoupements curbsideclassic.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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