Le « big block » Mark IV — du 396 « porcupine » au 427 de série
L'arrivée du gros bloc en 1965
En avril 1965, la Corvette reçoit pour la première fois un moteur « big block » (gros bloc), le V8 396 pouces cubes Turbo-Jet de la famille Mark IV, crédité de 425 ch — la toute première fois qu'un moteur Corvette dépasse officiellement les 400 ch. Sa particularité technique la plus marquante réside dans l'implantation inclinée de ses soupapes en tête, disposées à des angles différents plutôt qu'en ligne : un dessin qui lui vaut le surnom de culasses « porcupine » (« porc-épic »), et à la voiture ainsi motorisée celui de « fiberglass porcupine ». L'encombrement du bloc impose un nouveau capot à bulle, et son poids supplémentaire (environ 70 kg, entièrement reporté sur l'avant) dégrade la répartition des masses à 51 % avant / 49 % arrière — un compromis nettement moins favorable que celui des versions small-block.
Le passage à 427 pouces cubes (1966)
Dès 1966, le Mark IV passe à 427 pouces cubes (7,0 litres) par allongement de l'alésage et de la course, décliné en deux niveaux : le L36 (390 ch, 181,20 $ d'option) et le L72 (425 ch officiels, 312,85 $), ce dernier recevant des chapeaux de paliers à quatre boulons, des pistons en aluminium forgés, un arbre à cames très pointu, un carburateur Holley 780 CFM sur collecteur en aluminium et un échappement moins restrictif. L'allumage transistorisé RPO K66 est rendu obligatoire avec cette version. Plusieurs sources reprises par corvsport.com estiment que la puissance réelle du L72 dépassait sensiblement les 425 ch affichés, les chiffres officiels ayant vraisemblablement été minorés pour ne pas alarmer les assureurs et le législateur — une pratique fréquente chez les constructeurs américains de l'époque, jamais confirmée par une mesure indépendante d'époque et donc traitée ici comme une estimation communautaire non tranchée.
1967 : le sommet de la lignée L88/L89/L71
Le millésime 1967 voit fleurir plusieurs versions poussées du 427 : les versions à triple carburateurs L68 (400 ch) et L71 (435 ch), ainsi que l'apparition très confidentielle du L88, préparation quasi exclusivement destinée à la compétition — voir L88, L89 et ZL1 — les 427 d'exception, du « Mystery Motor » à l'aluminium intégral pour le détail de cette lignée d'exception, qui prolonge directement l'héritage du Mark IV jusqu'à la génération C3.
Voir aussi
- La Sting Ray de 1964 à 1967 — freins à disque, moteurs « big block » et l'apogée L88
- L88, L89 et ZL1 — les 427 d'exception, du « Mystery Motor » à l'aluminium intégral
- Le V8 327 — moteur unique de la fin de la C1 et des débuts de la C2
- Le palmarès du L88 en compétition — Sebring, Le Mans et la domination SCCA
- Site source
- corvsport.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Le palmarès du L88 en compétition — Sebring, Le Mans et la domination SCCAChevrolet Corvette (C1-C3) · Compétition
- La Sting Ray de 1964 à 1967 — freins à disque, moteurs « big block » et l'apogée L88Chevrolet Corvette (C1-C3) · Histoire et modèles
- L88, L89 et ZL1 — les 427 d'exception, du « Mystery Motor » à l'aluminium intégralChevrolet Corvette (C1-C3) · Moteur
- Le V8 327 — moteur unique de la fin de la C1 et des débuts de la C2Chevrolet Corvette (C1-C3) · Moteur
- Des carburateurs Carter au « Cross-Fire » — la carburation Corvette de 1953 à 1982Chevrolet Corvette (C1-C3)
- « L'automobile de sport américaine » — la Corvette comme alternative accessible aux GT européennesChevrolet Corvette (C1-C3)
- L88, L89 et ZL1 — les 427 d'exception, du « Mystery Motor » à l'aluminium intégralChevrolet Corvette (C1-C3)
- Le V8 327 — moteur unique de la fin de la C1 et des débuts de la C2Chevrolet Corvette (C1-C3)