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§ 12 · Culture documentation

Les survivants du M35 — un registre de passionnés numéro par numéro

Citroën Ami (6, 8, Super, M35) · 1961–1978 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une culture du numéro de série

Sur les 267 M35 produits entre 1969 et 1971 avant d'être rachetés et détruits en majorité par Citroën (voir Citroën M35 (1969-1971) — le laboratoire roulant à moteur Wankel sur base Ami 8), quelques dizaines d'exemplaires ont survécu jusqu'à aujourd'hui. Une communauté de passionnés, réunie autour du site anglophone citroenm35.com, documente et suit individuellement chaque exemplaire connu par son numéro de série peint d'origine sur l'aile avant — pratique de suivi bien plus fine que ce qui existe pour la plupart des autres modèles de la lignée Ami, expliquée par la rareté extrême du parc restant. Le site recense notamment les exemplaires n°3, n°10, n°83, n°124, n°159, n°408 et n°430, chacun avec son propre historique de restauration, de vente ou d'exposition.

Des trajectoires individuelles bien documentées

Parmi les cas suivis par cette communauté : le n°430 appartient au Citromuseum néerlandais d'Henri Fradet et a été repéré circulant en Italie ; le n°408 est exposé à l'Isle of Man Motor Museum, accompagné du châssis séparé du n°159 ; le n°124 est passé en vente aux enchères aux États-Unis ; le n°83 a fait l'objet d'un chantier de reproduction de pièces d'échappement et de caoutchoucs de suspension spécifiques au modèle, désormais disponibles à la vente pour d'autres propriétaires. Six exemplaires de présérie, peints en gris nacré et menés par la presse européenne à l'été 1969, font l'objet d'un suivi particulier de la communauté quant à leur devenir.

Une reconnaissance patrimoniale française

En France, Wikipédia signale que trois exemplaires de M35 en parfait état de fonctionnement sont visibles en permanence à l'écomusée Citroën de Castellane, dans les Alpes-de-Haute-Provence — une reconnaissance muséale qui contraste avec le sort réservé à la grande majorité de la production d'origine, rachetée et détruite par le constructeur lui-même.

Une valorisation en nette hausse

Le marché de la collection reflète la rareté croissante perçue du modèle : une M35 provenant des réserves du carrossier Heuliez, à Cerizay, mise en vente par Artcurial le 7 juillet 2012 avec 87 059 km au compteur, avait été estimée entre 20 000 et 40 000 € mais n'avait finalement trouvé preneur qu'à 14 892 € frais compris — une contre-performance par rapport à l'estimation. Plus récemment, selon un article du magazine L'Argus, un autre exemplaire rarissime s'est adjugé 34 500 € — signe d'une revalorisation sensible du modèle sur une décennie, cohérente avec la réévaluation plus générale de l'esthétique controversée de la lignée Ami sur le marché de la collection (voir Un débat esthétique qui n'a jamais vraiment cessé).

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Provenance de cette fiche
Site source
citroenm35.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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