La valse des moteurs essence — familles X, Poissy puis TU
Contrairement au diesel, resté d'une seule famille pendant l'essentiel de la carrière du C15 (voir Le diesel XUD7 puis DW8 — le moteur de la légende de robustesse), la gamme essence connaît une véritable valse de familles moteur en à peine quatre ans — un cas d'école de la politique de banque d'organes du groupe PSA, déjà documentée côté Visa (voir Les moteurs Peugeot de la Visa — familles X, XU et XUD, de la Super à la GTI, dossier citroen-visa/) et qui touche le C15 avec une intensité plus grande encore.
Le moteur X, socle de départ (1984-1987)
Au lancement, le C15 E utilise le « moteur X » de 1 124 cm³ (type XW7, 55 ch), déjà connu de la Visa et de la Peugeot 104 (voir Une genèse de sept ans — du premier crayon (1977) au lancement (1984)), pour 570 kg de charge utile. La gamme s'élargit ensuite par le bas et par le haut : un petit 954 cm³ (type XV8, 45 ch) apparaît en octobre 1986 pour une charge utile réduite à 475 kg, tandis qu'un 1 360 cm³ (type XY7) permet dès novembre 1986 d'atteindre 760 kg de charge utile — une première en essence sur ce modèle.
L'intermède Poissy (1987-1988)
En septembre 1987, l'ensemble de cette gamme de moteurs X est remplacé par les « moteurs Poissy », hérités de l'ex-Simca-Talbot : un 1 118 cm³ (type E1A, 600 kg de charge utile, réservé à la version fourgonnette) et un 1 294 cm³ (type G1A, 760 kg). Cet épisode, qui ne dure qu'une dizaine de mois, illustre la rationalisation industrielle brutale qui suit le rachat de Chrysler Europe par PSA (voir Une genèse de sept ans — du premier crayon (1977) au lancement (1984)) : plutôt que de laisser cohabiter plusieurs bassins de production, le groupe réoriente ponctuellement le C15 vers l'usine de Poissy avant de revenir à une solution plus pérenne.
Le retour aux sources : la famille TU (1988 et au-delà)
Dès juillet 1988, les trois cylindrées reviennent au catalogue, mais sous une forme entièrement renouvelée : les moteurs TU (TU9 954 cm³, TU1 1 124 cm³, TU3 1 360 cm³), plus modernes, qui resteront la base de la gamme essence jusqu'au retrait progressif de cette motorisation du catalogue au tournant des années 1990. Passés à l'injection monopoint en mars 1991 (sans gain de puissance), ces moteurs profitent des mêmes évolutions de train avant que le diesel (élargisseurs d'ailes, jantes à quatre trous) dans un souci d'uniformisation de gamme.
Voir aussi
- Site source
- fr.wikipedia.org, largus.fr
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Citro%C3%ABn_C15 ↗
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