Aller au contenu
§ 03 · Carburation injection

L'injection électronique Bosch D-Jetronic (juillet 1972) — la SM plus fiable et plus rapide

Citroën SM · 1970–1975 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un système déjà éprouvé sur la DS

À partir du 17 juillet 1972, Citroën remplace la SM à carburateurs par une version à injection d'essence électronique Bosch D-Jetronic — un système déjà utilisé depuis 1970 sur la DS 21, et dont la fiabilité avait donc pu être éprouvée en conditions réelles avant son adoption sur la SM.

Des gains multiples, au-delà de la seule puissance

Ce nouveau mode d'alimentation apporte à la SM plusieurs bénéfices concrets, tous documentés par la communication technique de Citroën à l'époque :

  • une puissance en hausse, de 170 à 178 ch DIN (5 500 tr/min), avec un couple de 23,7 mkg DIN ;
  • une plus grande souplesse d'utilisation et de meilleures reprises à bas et moyen régime ;
  • une consommation d'essence réduite à vitesse égale par rapport aux carburateurs ;
  • un démarrage à froid entièrement automatisé, sans manipulation de starter ;
  • un entretien simplifié à l'extrême : le réglage du ralenti ne nécessite plus qu'une seule vis, alors que les trois carburateurs Weber exigeaient une synchronisation méticuleuse (voir Les trois carburateurs Weber 42 DCNF (1970-1972)) ;
  • une vitesse de pointe portée de 220 à 228 km/h ;
  • une conformité aux nouvelles normes antipollution européennes entrées en vigueur en septembre 1972.

Des performances mesurablement supérieures

Les chiffres d'usine associés à cette version confirment le gain : accélération 0 à 100 km/h en 8,9 secondes (identique à la version carburateurs sur le papier, mais obtenue plus régulièrement), 0-400 m en 16,2 secondes, consommation DIN ramenée à 11,2 L/100 km contre 12,5 L/100 km pour la version à carburateurs. Cette évolution technique, économiquement judicieuse, arrive cependant trop tard pour inverser la tendance commerciale du modèle, déjà fragilisée par la réputation de fragilité acquise dès 1971-1972 (voir Fiabilité du moteur Maserati — la chaîne de distribution et les autres points faibles) puis frappée de plein fouet par le choc pétrolier de 1973 (voir La fin de la SM — faillite de Citroën, rachat par Peugeot et vente de Maserati à De Tomaso).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
projet-s.fr ; fr.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci