Cinq SM pour la Gendarmerie nationale — patrouille rapide sur autoroute (1973-1979)
Une commande née d'une expérimentation
Après une phase d'essai menée courant 1971, la Gendarmerie nationale commande fin 1972 cinq Citroën SM à injection électronique, destinées au contrôle routier sur autoroute et, le cas échéant, à la sécurité des déplacements officiels. Ce sont des SM de série au sens strict : moteur Maserati 2,7 L à injection de 178 ch DIN, boîte mécanique à 5 rapports, avec en plus les options climatiseur, glaces teintées et sellerie en tissu — seuls la radio et un feu à éclipses bleu Labinal, ainsi que les supports d'antenne réalisés par le bureau d'études Citroën, distinguent ces véhicules d'un exemplaire civil. Les cinq voitures sont livrées en avril-mai 1973, peintes dans la teinte bleu de Brégançon et frappées de l'inscription « Gendarmerie » sur les flancs.
Des gendarmes formés au pilotage rapide
Les conducteurs affectés à ces SM reçoivent une formation spécifique à l'école de pilotage du circuit Bugatti, au Mans, avant d'être répartis dans les brigades rapides d'intervention (B.R.I.) des autoroutes du réseau Nord-Sud : A1, A6, A7, A8 et A11 (Dijon/Auxerre, Marseille/Orange — deux exemplaires —, Amiens/Roye, Orléans/Ablis). L'usage de la SM par la Gendarmerie participe directement à asseoir la réputation de la voiture en matière de tenue de route et de performances, dans un rôle où sa vitesse de pointe et sa direction DIRAVI (voir La direction DIRAVI — née sur la SM, l'invention de Paul Magès) trouvent une application très concrète.
Une carrière de terrain jusqu'à la fin des années 1970
Ces cinq SM seront réformées entre janvier 1978 et novembre 1979, chacune ayant parcouru environ 250 000 km — un kilométrage conforme à l'usage habituel des véhicules de brigade rapide d'intervention à cette époque, et qui témoigne au passage d'une endurance mécanique honorable pour un modèle par ailleurs réputé délicat d'entretien (voir Fiabilité du moteur Maserati — la chaîne de distribution et les autres points faibles).
Voir aussi
- Site source
- projet-s.fr
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://www.projet-s.fr/citroen-sm-gendarmerie ↗
- L'injection électronique Bosch D-Jetronic (juillet 1972) — la SM plus fiable et plus rapideCitroën SM · Carburation injection
- Fiabilité du moteur Maserati — la chaîne de distribution et les autres points faiblesCitroën SM · Moteur
- La direction DIRAVI — née sur la SM, l'invention de Paul MagèsCitroën SM · Hydraulique DIRAVI suspension freins
- Les SM carrossées par Chapron — Mylord, Opéra et les Présidentielles de l'ÉlyséeCitroën SM · Histoire et modèles