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§ 07 · Carrosserie

La genèse du design de la Xsara — Donato Coco, Giles Taylor et le projet écarté de Bertone

Citroën Xsara · 1997–2006 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un jeune diplômé britannique choisi contre Bertone

D'après une enquête approfondie du site critique anglophone driventowrite.com, le style de la Xsara est piloté par Donato Coco, chef du studio Citroën de Vélizy — une figure déjà rencontrée dans ce corpus à propos de la Peugeot 106 et de la Citroën Saxo (voir peugeot-106-citroen-saxo/ et sa fiche carrosserie-design-saxo-106-differences-donato-coco) — sous l'autorité du directeur du style Art Blakeslee. Mais le dessin de la version cinq portes, de loin la plus vendue (voir Le lancement de septembre 1997 — la berline 5 portes, pilier de la gamme Xsara), est en réalité l'œuvre d'un jeune diplômé britannique du Royal College of Art, Giles Taylor, débarqué à Vélizy dès 1992 — soit cinq ans avant le lancement — au tout début du programme Xsara. Son projet est retenu face à une proposition concurrente soumise par le carrossier italien Bertone, qui se voit alors confier, en lot de consolation, la conception du seul style intérieur.

Une carrière que Blakeslee n'a pas su retenir

Fait notable relevé par cette même source : Art Blakeslee choisit sciemment de mettre en avant publiquement la contribution de Giles Taylor, déclarant au magazine britannique Autocar en 1997 que « Giles est l'un de nos meilleurs jeunes designers, et j'ai pensé qu'il devait être crédité pour son travail. J'ai constaté que lorsque la contribution de quelqu'un est correctement reconnue, il est plus enclin à rester. » Le pari s'est révélé perdant : peu après, Taylor rejoint Jaguar auprès de Geoff Lawson, où il travaille notamment sur le style intérieur de la XJ (série X350), avant de devenir directeur du style de Rolls-Royce — une trajectoire remarquable pour le créateur d'une compacte généraliste, qui confère à la Xsara une place inattendue dans le CV d'un designer automobile aujourd'hui reconnu au sommet de l'industrie du luxe.

Une filiation stylistique assumée avec la Xantia et la XM

Toujours selon driventowrite.com, le parti pris esthétique de la Xsara consiste à établir une filiation visuelle avec la Xantia de milieu de gamme (voir citroen-xantia/) et, de façon plus ténue, avec le vaisseau amiral XM (voir citroen-xm/) — une logique de cohérence verticale de gamme que la source rapproche, par comparaison, de la stratégie de Mercedes-Benz à la même période.

Une réception critique contrastée entre presse française et anglophone

Le résultat est jugé « un peu conservateur » par le critique britannique Steve Cropley dans Autocar, qui salue en revanche la cohérence visuelle de la Xsara au sein de la gamme Citroën. Driventowrite.com va plus loin et qualifie rétrospectivement le dessin d'« anodin » face à l'arrivée, la même année, de la Volkswagen Golf IV qui redéfinit les standards de sophistication du segment, puis dix-huit mois plus tard de la Ford Focus. Cette sévérité tranche avec le ton nettement plus favorable des sources françaises consultées pour ce dossier, qui décrivent au contraire un style « plus séduisant et élégant » que celui de la ZX (voir Genèse de la Xsara — succession de la ZX et plate-forme commune avec la Peugeot 306) — un écart d'appréciation entre presse française et anglophone consigné sans arbitrage dans la vérification croisée de ce dossier (voir sources/verification-croisee.md).

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Provenance de cette fiche
Site source
driventowrite.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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