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§ 06 · Freins trains pneus

La flexion de caisse de la SP250 — un défaut de jeunesse corrigé par Jaguar en B-spec

Daimler (Royaume-Uni) · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un défaut connu dès le lancement

La version d'origine de la SP250, rétrospectivement dénommée « A-spec », peut atteindre 120 mph, mais son châssis à cadre échelle en tôle de 14 gauges, calqué sur celui de la Triumph TR3 (voir La SP250 tourne le dos au tout-automatique — une boîte manuelle empruntée à la Triumph TR3A), se révèle bien trop souple pour un usage sportif. La flexion de la caisse en fibre de verre est telle qu'il arrive que les portières s'ouvrent seules en virage — un défaut immortalisé par une photographie prise lors du Rallye Monte-Carlo historique de 1987, montrant précisément ce phénomène en pleine action. Selon la presse spécialisée britannique, les ingénieurs de Jaguar, examinant la voiture après le rachat de Daimler en 1960, constatent qu'une simple pression de la main sur l'aile arrière suffit à écarter les jonctions de portière de 8 mm (voir 1960 — Jaguar rachète Daimler, un coup monté dans le plus grand secret).

La solution : la version « B-spec »

Face à ce défaut structurel, Jaguar introduit dès décembre 1960 la version « B-spec », dotée de renforts métalliques supplémentaires dans la zone de la baie de pare-brise et d'entretoises longitudinales additionnelles reliant les longerons de châssis entre les essieux avant et arrière. Les premières B-spec pures sortent d'usine à partir du châssis n° 102731 ; 474 exemplaires seront produits dans cette configuration exacte. Cent trente (130) voitures déjà exportées aux États-Unis mais restées invendues sont même rapatriées en usine pour recevoir cette modification rétroactivement. Les versions B-spec et C-spec se distinguent visuellement des A-spec par la disparition des petites « moustaches » chromées encadrant la calandre.

La version « C-spec »

Une dernière évolution, la version « C-spec », apparaît en avril 1963 (256 exemplaires à partir du châssis n° 104162) : elle intègre en série un certain nombre d'équipements jusque-là proposés en option, comme une prise de charge lente, un ensemble chauffage/désembuage et un allume-cigare.

Des freins en avance sur leur temps

Indépendamment de ce problème de rigidité, la SP250 se distingue dès son lancement par un équipement de freinage résolument moderne pour 1959 : des freins à disque Girling sur les quatre roues, à commande hydraulique — une configuration qui reste rare sur les voitures de sport britanniques de cette génération, y compris chez des rivales bien mieux considérées esthétiquement.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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