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§ 09 · Conduite

La SP250 face à la presse — un accueil critique aussi mitigé que ses performances étaient saluées

Daimler (Royaume-Uni) · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

« La voiture la plus laide du salon »

Présentée sous le nom provisoire de « Daimler Dart » au New York Motor Show d'avril 1959, la SP250 est officieusement élue voiture la plus laide du salon par la presse et le public présents — un jugement qui poursuivra le modèle pendant des décennies, y compris dans la presse spécialisée contemporaine qui la décrit encore, avec une pointe d'affection rétrospective, comme aussi désirable « qu'une poubelle à roulettes pleine de blaireaux morts ». La ligne du modèle, avec ses ailerons arrière prononcés et ses ornements chromés inspirés de l'esthétique « Jet Age » alors en vogue aux États-Unis, ainsi que sa calandre « au sourire figé », concentrent l'essentiel des critiques.

Un moteur qui, lui, fait l'unanimité

Ce jugement esthétique sévère contraste nettement avec l'accueil réservé au V8 qui anime la voiture (voir Le V8 Turner — un moteur de moto porté à l'échelle automobile), salué dès les premiers essais comme d'une douceur de fonctionnement exceptionnelle pour sa catégorie. La presse britannique consacre à la SP250 une série d'essais routiers échelonnés sur plusieurs années, parmi lesquels : Modern Motor (« Daimler's Dashing Dart », juin 1959), Motor (23 septembre 1959 puis 15 juin 1960), Autocar (2 octobre 1959), Road and Track (mars 1960), Autosport (26 août 1960), Sports Car World (« Devastating Daimler SP250 », mars 1961), Motor Sport (mai 1961) et Wheels (« Daimler's Sizzling SP250 », août 1963). Un exemplaire à hardtop testé par The Motor en 1960 atteint 123,7 mph et couvre le 0 à 60 mph en 8,9 secondes, pour une consommation mesurée de 25 miles par gallon impérial — des chiffres qui placent sans conteste la SP250 parmi les voitures de sport les plus rapides de sa catégorie de prix en 1959-1960.

Une réévaluation tardive

Le jugement esthétique porté sur la SP250 s'adoucit nettement avec le recul : la voiture est aujourd'hui davantage perçue comme un objet de curiosité assumée que comme un échec pur et simple, portée par la reconnaissance persistante de la qualité de son moteur — voir notamment Jay Leno, Modesty Blaise et les miniatures — la SP250 dans la culture populaire pour la manière dont l'animateur et collectionneur américain Jay Leno, entre autres, a contribué à cette réhabilitation.

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Provenance de cette fiche
Site source
dloc.org.uk
Date d'extraction
12 sept. 2026
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