Calandre et phares escamotables — une signature visuelle qui traverse trois générations avant de disparaître
1966 : un mécanisme inédit chez Chrysler depuis 1942
Dès son lancement, le Charger adopte une calandre pleine largeur en forme de « rasoir électrique », dissimulant des phares totalement escamotables et rotatifs — une disposition mécanique que Chrysler n'avait plus utilisée depuis la De Soto 1942. Ce choix, coûteux à industrialiser, manque même d'être supprimé en cours de développement du restylage 1968 pour des raisons d'économie : selon le récit interne déjà exploité dans ce corpus (voir Les six designers du Charger 1968 — un récit de l'intérieur, entre génie collectif et carrière brisée), c'est une intervention personnelle du vice-président et directeur général de la division Dodge, Bob McCurry, venu comparer sur place les deux options à l'aide d'un grand miroir placé dans l'axe de la calandre, qui tranche en deux mots (« Keep 'em », gardez-les) en faveur du maintien des phares escamotables.
1968-1970 : un mécanisme électrique remplacé par la dépression, puis inversement
Sur la deuxième génération, le principe des phares escamotables est conservé, mais son fonctionnement change : le moteur électrique rotatif de la première génération cède la place à un système de capotage actionné par le vide moteur (dépression), plus simple et moins coûteux à produire, avant de repasser à une commande électrique dès le millésime 1970. Le guide d'achat Hagerty relève que le réservoir de dépression assurant ce mouvement, sur les millésimes qui en dépendent, est un point de vigilance mécanique connu : ses joints ont tendance à se dégrader avec l'âge, rendant certaines pièces de rechange d'origine (NOS) difficiles à trouver, bien que la situation se soit nettement améliorée grâce à la reproduction moderne de pièces.
1971-1973 : de l'option à la disparition complète
La troisième génération inverse la hiérarchie : dès 1971, les phares escamotables ne sont plus systématiques mais proposés en option (voir La troisième génération (1971-1974) — le style « fuselage » et la fusion avec la Coronet deux portes). La finition SE de 1972 les intègre encore à son équipement distinctif, mais dès le restylage de 1973, qui introduit une carrosserie plus longue et plus large avec des feux arrière à lamelles verticales, les phares escamotables disparaissent purement et simplement du catalogue, même en option — mettant fin à sept années consécutives d'une signature visuelle pourtant considérée, à l'origine, comme un argument de vente à part entière.
Voir aussi
- Les six designers du Charger 1968 — un récit de l'intérieur, entre génie collectif et carrière brisée
- La troisième génération (1971-1974) — le style « fuselage » et la fusion avec la Coronet deux portes
- La Charger Daytona (1969) — un nez conique et un aileron nés de la soufflerie pour dépasser les 320 km/h
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Dodge_Charger_(1966) ↗
- La troisième génération (1971-1974) — le style « fuselage » et la fusion avec la Coronet deux portesDodge Charger · Histoire et modèles
- Les six designers du Charger 1968 — un récit de l'intérieur, entre génie collectif et carrière briséeDodge Charger · Histoire et modèles
- La Charger Daytona (1969) — un nez conique et un aileron nés de la soufflerie pour dépasser les 320 km/hDodge Charger · Carrosserie