Moteur central transversal sur transaxle : une architecture inédite chez Ferrari
Une disposition alors étrangère à Ferrari
Avec la 206 GT, Ferrari construit sa toute première voiture de route à moteur central — une architecture déjà largement explorée sur ses propres prototypes de compétition (voir La Dino 206 S : le prototype sport qui n'a jamais obtenu son propre badge) mais jusque-là jamais transposée à une voiture destinée à la clientèle. Le moteur V6 n'est pas seulement placé entre l'habitacle et l'essieu arrière : il est monté transversalement (« est-ouest »), à la différence des prototypes de compétition et des tout premiers concept-cars Pininfarina, qui plaçaient leur V6 dans le sens de la marche (« nord-sud »).
Le moteur posé sur la boîte, un choix compact et méticuleux
Le V6 repose directement au-dessus de la boîte-pont (transaxle), qu'il entraîne par un jeu de pignons plutôt que par un arbre de transmission classique. Pour maintenir le centre de gravité de cet ensemble aussi bas que possible malgré cette superposition, le carter supérieur de la boîte-pont fait lui-même office de carter d'huile inférieur du moteur — une solution d'ingénierie qui permet de compacter l'ensemble motopropulseur au minimum, un impératif sur un empattement aussi court que celui de la 206 GT (2 280 mm).
Une disposition conservée jusqu'à la 308 GT4
Cette architecture moteur transversal/boîte-pont superposée n'est pas propre au V6 : elle est directement reconduite sur le V8 de la 308 GT4 (voir Dino 308 GT4 : le 2+2 signé Bertone qui succède à la 246), dont le carter de boîte-pont forme de la même façon le fond de carter du V8 — preuve de la robustesse de la solution technique retenue dès 1967, transmise d'une génération de moteur Dino à l'autre malgré le changement de nombre de cylindres.
Voir aussi
- Site source
- ateupwithmotor.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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