Des portières « suicide » aux portières normales — synthèse de l'évolution de caisse
Cette fiche rassemble, en une vue d'ensemble chronologique, les grandes évolutions de carrosserie de la Nuova 500 déjà détaillées dans les fiches consacrées à chaque modèle — utile pour dater rapidement un exemplaire à l'œil, sans démontage.
1957-1965 : la portière à charnière arrière
Comme la plupart des voitures populaires de sa génération, la Nuova 500 adopte à son lancement des portières « à vent », charnières à l'arrière — couramment qualifiées a posteriori de portières « suicide » en raison du risque, en cas d'ouverture accidentelle en roulant, que le vent les arrache complètement. Cette disposition perdure sur la berline de 1957 (I série) à la 500 D (jusqu'en 1965).
Mars 1965 : l'inversion imposée par la loi
Le nouveau Code de la route italien de 1965 impose, pour raisons de sécurité, l'inversion du sens d'ouverture des portières avant sur tous les modèles automobiles. La 500 F, lancée en mars 1965, est le premier modèle à en bénéficier : les portières s'ouvrent désormais vers l'avant, charnières à l'avant — voir La 500 F (1965-1972) — la révolution des portières et la version la plus produite. Un court épisode transitoire mérite une attention particulière des collectionneurs : de mars 1965 à environ janvier 1966, les charnières sont fixées par huit vis par porte (« otto bulloni »), avant que Fiat ne repasse, pour le restant de la production, à la fixation standard à quatre vis.
La Giardiniera, seule exception jusqu'au bout
La 500 Giardiniera, bénéficiant du statut de véhicule utilitaire, échappe à cette obligation réglementaire : elle conserve ses portières « suicide » d'origine jusqu'à l'arrêt de sa production en 1977, deux ans après la fin de la berline — voir La 500 Giardiniera — le break à moteur couché (1960-1977).
Autres jalons visibles de datation
- Octobre 1959 : disparition des prises d'air grillagées sous les phares avant, remplacées par des clignotants frontaux faisant aussi office de feux de position.
- 1965-1968 (F) : pare-brise agrandi, toit d'une seule pièce avec les montants (au lieu d'être boulonné), écusson de calandre en plastique monobloc à partir de 1966, enjoliveurs de roue en acier à partir de 1967.
- Août 1968 (L) : apparition des tubes chromés de renfort de pare-chocs (« système ercolino »), disparition de l'inscription « Nuova 500 » au profit d'une plaquette horizontale « Fiat 500 ».
- Novembre 1972 (R) : simplification générale, suppression de plusieurs chromes, jantes en tôle embouties de la Fiat 126 ne nécessitant plus d'enjoliveur.
Voir aussi
- La 500 F (1965-1972) — la révolution des portières et la version la plus produite · La 500 Giardiniera — le break à moteur couché (1960-1977) · Chronologie complète des séries et sous-séries de la Nuova 500 (1957-1975) · Les teintes d'origine et leurs codes — un outil de datation · Identifier une 500 — sigles de caisse et codes moteur par série
- Site source
- it.wikipedia.org
- Auteur du site
- Wikipédia (version italienne) et sites de club
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://it.wikipedia.org/wiki/Fiat_Nuova_500 ↗
- Les teintes d'origine et leurs codes — un outil de datationFiat 500 (Nuova 500, 1957-1975) · Carrosserie
- Chronologie complète des séries et sous-séries de la Nuova 500 (1957-1975)Fiat 500 (Nuova 500, 1957-1975) · Histoire et modèles
- Identifier une 500 — sigles de caisse et codes moteur par sérieFiat 500 (Nuova 500, 1957-1975) · Achat administratif
- La 500 Giardiniera — le break à moteur couché (1960-1977)Fiat 500 (Nuova 500, 1957-1975) · Histoire et modèles
- La 500 F (1965-1972) — la révolution des portières et la version la plus produiteFiat 500 (Nuova 500, 1957-1975) · Histoire et modèles