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§ 09 · Conduite

Au volant aujourd'hui — sensations de conduite selon le guide d'achat Hagerty

Ford Capri · 1969–1986 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Les petites cylindrées : un charme de dimanche plutôt qu'un outil du quotidien

Selon le guide d'achat consacré à la Capri publié par l'assureur spécialiste des voitures de collection Hagerty UK, les versions à moteur 1,3 et 1,6 litre se montrent, honnêtement, un peu justes pour la circulation moderne en termes de reprises — agréables une fois lancées en croisière, mais davantage adaptées à une sortie dominicale tranquille qu'à un usage routier plus soutenu. La donne change nettement avec le passage au 2,0 litres (Cologne V4 ou Pinto selon la génération), où la Capri « prend enfin vie », quitte à devoir pousser le moteur dans les tours pour exploiter pleinement le potentiel du châssis.

Un compromis routier jugé bon pour l'époque

Sur la route, le guide décrit une voiture confortable et raisonnablement policée au regard des standards actuels. Les freins à disque avant offrent un pouvoir de ralentissement correct et se prêtent bien à une remise à niveau pour un usage sportif ou circuit ; il en va de même pour la suspension, largement pourvue en solutions de modification disponibles dans le commerce pour qui souhaite adapter la voiture à ses goûts (voir Châssis Cortina, direction Escort — les trains roulants de la Capri).

Les versions V6 : du respect requis sur route mouillée, du plaisir garanti

Pour les versions V6, jugées par Hagerty comme les plus désirables de toute la gamme quelle que soit la génération, le guide recommande un peu de prudence sur chaussée mouillée : l'arrière, sur son montage à ressorts à lames peu sophistiqué, demande davantage de respect que sur une routière moderne, sans pour autant être plus délicat que ses contemporaines directes de l'époque. Le différentiel autobloquant, disponible en option sur les premières versions et de série sur la 2.8i tardive, permet de mieux maîtriser un léger dérapage arrière et ajoute nettement à l'agrément de conduite. En performance pure, toutes les versions V6 restent, aux dires du guide, « fortes » selon les standards actuels de la voiture de collection — les modèles 2.8i à injection étant jugés les plus enthousiasmants de tous, et se prêtant particulièrement bien à une préparation moteur complémentaire.

Un habitacle qui vieillit bien

Dans l'habitacle, le guide relève une bonne position de conduite et une bonne visibilité vers l'avant comme sur les côtés, le long capot renforçant immédiatement la sensation d'être au volant d'une véritable sportive. La direction, directe, et des commandes décrites comme étonnamment légères et précises, prolongent cette impression de voiture bien pensée pour son usage. L'instrumentation complète tient l'occupant informé, la banquette arrière peut accueillir deux adultes ponctuellement, et le coffre reste suffisant pour un départ en vacances — même si l'ouverture de malle classique du Mk I s'avère nettement moins pratique que le hayon des générations suivantes (voir La Capri II (1974-1978) — « Project Diana », le hayon et le choc pétrolier).

Le conseil final du guide

Le guide conclut sur une recommandation nette : à moins de vouloir spécifiquement une version RS ou une voiture à passé compétition, mieux vaut privilégier un V6 en bon état plutôt qu'un projet de restauration, la remise en état professionnelle d'une épave coûtant en général plus cher que la valeur finale de la voiture restaurée (voir Combien coûte une Capri aujourd'hui — repères de cote selon Hagerty UK (2022)) — la version idéale selon Hagerty restant une 2.8i à boîte manuelle cinq rapports, plus répandue et considérée comme plus amusante à conduire que la rare version automatique.

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Provenance de cette fiche
Site source
hagerty.co.uk
Date d'extraction
12 sept. 2026
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