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§ 01 · Histoire et modèles

La Capri II (1974-1978) — « Project Diana », le hayon et le choc pétrolier

Ford Capri · 1969–1986 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un Ford qui invente son premier hayon

En interne, le développement de la seconde génération de Capri porte le nom de code « Project Diana ». Le résultat, lancé le 25 février 1974 après le cap symbolique du 1,2 millionième exemplaire de la première génération, reste une évolution prudente plutôt qu'une rupture : la carrosserie s'élargit de 53 mm, gagne quelques millimètres de hauteur et de longueur, perd les fausses ouïes d'aération des ailes arrière du Mk1 — mais surtout, elle inaugure un hayon arrière, une première chez Ford, qui ouvre sur un coffre de 630 litres. Le principe même du hayon, popularisé en Europe par Renault au milieu des années 1960, venait alors tout juste de gagner en popularité générale sur le continent. Un nouveau niveau de finition haut de gamme, Ghia, complète la gamme (voir Vista Orange, JPS, Midnight, Brooklands — l'art de la série spéciale chez Capri).

Un lancement percuté de plein fouet par le premier choc pétrolier

Le calendrier joue contre la nouvelle génération : son arrivée sur le marché début 1974 coïncide exactement avec l'embargo pétrolier décrété par l'OPEP fin 1973, qui fait chuter brutalement la demande de voitures neuves dans toute l'Europe et alimente une inflation généralisée. Au Royaume-Uni, le prix de base d'une modeste 1300 L grimpe ainsi à 1 731 livres (un peu plus de 4 000 dollars US de l'époque), celui d'une 3000 Ghia haut de gamme à 3 109 livres (environ 7 300 dollars). La production recule d'environ 20 % par rapport à la première génération, et une proportion inhabituellement élevée des ventes se reporte sur les motorisations 1300 et 1600, plus sobres mais nettement moins performantes — un déplacement d'achat révélateur de l'inquiétude ambiante des acheteurs de l'époque.

Une voiture plus policée, mais jugée un peu plus fade

Sur le plan du style, la Capri II est généralement jugée plus propre et plus moderne que le Mk1, mais aussi un rien plus terne. Elle est également plus lourde et reçoit un réglage de suspension plus souple, ce qui la rend sensiblement moins sportive à conduire que la génération précédente — un compromis assumé, cohérent avec la volonté de Ford d'élargir la voiture au rôle de véhicule familial polyvalent (compromis entre coupé sportif et break trois portes compact) plutôt que de rester une pure sportive de faible praticité.

La John Player Special, hommage à la Formule 1

En mars 1975, Ford lance l'édition limitée JPS (John Player Special), disponible uniquement en noir ou blanc, ornée de filets de peinture dorés qui reprennent délibérément la livrée de l'écurie de Formule 1 Lotus, alors sponsorisée par la marque de cigarettes du même nom (voir Pourquoi une Capri porte les couleurs de la Formule 1 — le clin d'œil John Player Special pour le détail de ce lien commercial).

Un repli de production qui annonce la centralisation à Cologne

Face à une demande qui continue de fléchir tout au long du milieu des années 1970, Ford of Europe réduit progressivement la voilure industrielle : en 1975, la production allemande passe de deux usines à une seule ; en octobre 1976, c'est au tour de la chaîne britannique de Halewood de fermer définitivement, transférant l'intégralité de l'assemblage à l'usine de Cologne (voir La naissance de Ford of Europe — pourquoi la Capri est un cas d'école d'intégration industrielle). À ce stade, les ventes mondiales annuelles sont retombées à environ 100 000 exemplaires, contre près du double au meilleur de la première génération — seule la forte communalité mécanique avec le reste de la gamme Ford, qui maintient des coûts de fabrication très bas, explique que le modèle n'ait pas été purement et simplement abandonné à ce moment-là.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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