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§ 02 · Moteur

Le V6 Cologne — du 2000 GT allemand au 2.8i qui sauve la fin de carrière

Ford Capri · 1969–1986 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

L'équivalent allemand de l'Essex, une architecture totalement distincte

Le V6 Cologne, produit par Ford en Allemagne de 1962 à 2011 sous des cylindrées allant de 1,8 à 4,0 litres, forme avec le V4 Taunus la véritable colonne vertébrale motrice de la Capri allemande, du lancement jusqu'à la toute fin de la carrière du modèle — contrairement à l'Essex britannique, retiré dès 1981. Les deux familles V6, Essex et Cologne, sont entièrement indépendantes l'une de l'autre malgré leur angle commun de 60 degrés entre banques de cylindres.

Du 2000 GT au 2600 RS à injection

Au lancement, la Capri allemande reçoit un V6 Cologne de 1 998 cm³ (85-90 ch DIN), puis un 2 294 cm³ (108 ch, 125 ch en version « SuperHighCompression ») à partir de 1969, année où apparaît également un 2 550 cm³ de 125 ch pour la 2600 GT. Le sommet de cette première génération est occupé par une version spéciale à injection mécanique Kugelfischer, alésée à 2 637 cm³ et développant 150 ch — moteur exclusivement réservé à la RS2600 (voir RS2600 — fiche technique de l'homologation qui a lancé la carrière sportive de la Capri), seul V6 Cologne de première génération à recevoir l'injection plutôt qu'un carburateur. Une version course développée par le préparateur britannique Weslake, alésée à 2 995 cm³, dépasse les 320 ch en configuration compétition.

La seconde génération : le 2,8 litres, star de la fin de carrière

En 1974 apparaît une seconde génération du V6 Cologne, de 2 792 cm³, à la conception largement revue (nouveau bloc, distribution par pignons). En Europe, ce 2,8 litres se décline en trois niveaux : carburateur simple (130 ch), injection mécanique Bosch K-Jetronic (jusqu'à 158-160 ch) et injection électronique Ford EEC-IV (148 ch, réservée un temps à la Granada). C'est la version à injection mécanique qui équipe, à partir de 1982, la fameuse Capri 2.8 Injection — premier modèle de série (hors RS2600) à recevoir l'injection depuis le début de la carrière du modèle, et version qui permet à la Capri de prolonger sa carrière commerciale de deux à trois ans au-delà de ce que Ford avait initialement prévu (voir 1980-1986 — pourquoi le marché des coupés compacts s'est éteint sous les pieds de la Capri). Boîte manuelle à quatre rapports au lancement de cette version, puis cinq rapports assez rapidement ; la puissance officiellement annoncée de 160 ch s'est révélée, selon plusieurs essais de la presse spécialisée d'époque, plus proche de 150 ch réels à l'usage.

Un bloc aux ports d'échappement « siamois », limite connue pour la préparation

Une particularité technique du 2,8 européen mérite d'être signalée : ses culasses regroupent les trois conduits d'échappement de chaque banque en seulement deux sorties (conception dite « siamoise »), un choix qui facilitait la compatibilité industrielle avec le V4 Taunus mais qui pénalise nettement le potentiel de préparation du moteur — les modèles à injection mécanique K-Jetronic répondent en particulier assez mal aux modifications classiques, et ne progressent véritablement qu'avec une suralimentation ou un réalésage. Un petit lot d'environ 150 « Capri turbo » à moteur 2,8 suralimenté, doté du badge RS, est commercialisé en Allemagne à partir d'une préparation aftermarket déjà existante chez un concessionnaire Ford local — la genèse de la version qui deviendra ensuite le 2.8 Turbo « Werksturbo » (voir Turbos de fin de règne — 2.8 Turbo « Werksturbo », Tickford et Turbo Technics).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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