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§ 01 · Histoire et modèles

La Mk2 (1975) — « Brenda », un restylage en deux ans sur la base technique de la Mk1

Ford Escort Mk1 / Mk2 · 1968–1975 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une carrosserie neuve sur une mécanique connue

Les premiers exemplaires de la seconde génération d'Escort sortent des chaînes de production le 2 décembre 1974, pour un lancement commercial en janvier 1975. Contrairement à la Mk1, développée pour l'essentiel par Ford of Britain seule, la Mk2 — désignée en interne par le nom de code « Brenda » — résulte cette fois d'un développement mené conjointement entre le Royaume-Uni et Ford d'Allemagne, conformément à l'intégration croissante de Ford of Europe depuis 1967. Selon Hagerty UK, l'ensemble du projet passe du concept à la commercialisation en seulement deux ans, un calendrier resserré rendu possible par la réutilisation du plancher et de la mécanique de la fin de carrière de la Mk1 : la Mk2 partage avec sa devancière le même empattement, les mêmes trains roulants de base et l'essentiel de sa motorisation.

Une caisse plus carrée, plus vitrée, plus raffinée

Le style s'assagit et se géométrise, abandonnant les courbes « Coca-Cola » de la Mk1 pour des lignes plus anguleuses jugées plus modernes pour le milieu des années 1970. La surface vitrée s'agrandit, l'habitabilité progresse et la finition générale gagne en raffinement par rapport à la génération précédente. Les versions break et fourgon reprennent les portes, le toit et une partie de la tôlerie arrière de la Mk1, associés à la face avant et à l'habitacle inédits de la Mk2 — un choix d'ingénierie pragmatique qui limite les coûts de développement sur des carrosseries à plus faible volume de vente. À la différence de la Mk1, où le break et le fourgon n'étaient arrivés qu'après la berline, l'ensemble de la gamme de carrosseries Mk2 (berlines deux et quatre portes, break, fourgon) est mis en vente simultanément dès le lancement.

Des critiques ciblées malgré le succès commercial

La presse d'époque, tout en saluant l'ensemble, relève certains défauts de détail restés depuis associés à la Mk2 : un espace de rangement jugé insuffisant dans l'habitacle (la boîte à gants n'étant de série que sur les finitions les plus hautes) et une commande d'avertisseur sonore déportée sur une commande au volant plutôt que sur le centre du volant lui-même. Le train arrière conserve par ailleurs la même solution technique que la Mk1 — un essieu rigide sur ressorts à lames simples (voir Un châssis volontairement simple — et un atout décisif pour la préparation compétition) — quand des rivales directes comme la Hillman Avenger ou l'Opel Kadett C/Vauxhall Chevette ont, elles, déjà basculé vers des ressorts hélicoïdaux à l'arrière, un choix qui n'empêchera nullement la Mk2 de dominer la compétition rallye de son temps.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; hagerty.co.uk
Date d'extraction
13 sept. 2026
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