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§ 01 · Histoire et modèles

Genèse de la Mk1 — remplacer l'Anglia et inventer « la petite voiture qui n'en a pas l'air »

Ford Escort Mk1 / Mk2 · 1968–1975 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un successeur nécessaire pour l'Anglia

Au milieu des années 1960, l'Anglia 105E, best-seller de Ford au Royaume-Uni, accuse son âge face à une concurrence qui se renouvelle — notamment l'Austin/Morris 1100 de BMC, alors voiture la plus vendue du pays. Ford engage dès cette époque l'étude de sa remplaçante. Selon Hagerty UK, Ford d'Allemagne penche initialement pour une architecture à traction avant, mais c'est finalement une solution plus classique à propulsion (moteur avant, roues arrière motrices) qui est retenue, avec un développement mené pour l'essentiel par Ford of Britain plutôt que par la filiale allemande.

Un lancement préparé en amont, une diffusion rapide

La nouvelle Escort est commercialisée en Irlande et au Royaume-Uni dès la fin de 1967, avec une présentation publique au Salon de Bruxelles en janvier 1968. Selon Classic & Sports Car, Ford avait déjà fait sortir environ 11 000 exemplaires de ses chaînes britanniques et allemandes avant même cette date de commercialisation officielle, signe de la confiance placée dans le nouveau modèle. La production démarre à l'usine de Halewood en Angleterre fin 1967, puis à Genk en Belgique dès septembre 1968 pour les marchés à conduite à gauche, avant un transfert de la production continentale vers une toute nouvelle usine de Sarrelouis (Allemagne de l'Ouest) début 1970.

Une voiture plus grande que l'Anglia sans en avoir l'air

Classic & Sports Car résume la philosophie du projet par une formule reprise à l'époque : « la petite voiture qui n'en a pas l'air ». Malgré un poids à peine supérieur à celui de l'Anglia, l'Escort la dépasse de 3 pouces en longueur, 4 pouces en largeur, avec un empattement allongé de 4 pouces également, tout en restant 2 pouces plus basse — et développe, dans sa version d'entrée de gamme, environ 30 % de puissance en plus. Le coefficient de traînée aérodynamique de 0,40 Cd améliore celui de l'Anglia comme celui de la Cortina, plus grande. Les vitres latérales galbées et des roues de 12 pouces contribuent à un habitacle plus spacieux que chez la plupart des rivales directes.

Des solutions techniques en avance sur leur temps

Sous la carrosserie, l'Escort innove pour une petite Ford : elle inaugure la direction à crémaillère sur ce segment chez le constructeur, reçoit une boîte manuelle entièrement synchronisée, un système de ventilation « Aeroflow » et un moteur Kent à quatre cylindres et culasse « crossflow » (flux croisé) réputé pour sa simplicité. Point remarqué par la presse d'époque selon Classic & Sports Car : un intervalle de service de 5 000 miles sans le moindre point de graissage ni vidange d'huile de boîte ou de pont — une révolution pour l'entretien qui séduit immédiatement les gestionnaires de flottes d'entreprise, alors un débouché commercial majeur pour ce type de véhicule.

Un style « ligne Coca-Cola » et une attribution à nuancer

Le dessin de la carrosserie se distingue par une ligne de caisse à la mode « Coca-Cola », d'inspiration nettement américaine, et par une calandre en forme d'« os à ronger » (« dogbone ») restée la signature visuelle la plus reconnaissable du modèle — une esthétique que l'on retrouvera l'année suivante sur la plus grande Cortina Mk III. Hagerty UK attribue ce style à Harris Mann, styliste qui s'illustrera ensuite chez British Leyland sur les lignes « en coin » des années 1970 (Austin Allegro, Princess, Triumph TR7) ; cette attribution précise, non recoupée par une seconde source dans le cadre de cette session, est présentée ici avec la prudence méthodologique appropriée (voir sources/verification-croisee.md).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; hagerty.co.uk ; classicandsportscar.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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