La Mk III — une restauration économiquement risquée, et une fiabilité Scorpio jugée sévèrement par la presse
Une décote qui a précipité la disparition des exemplaires les plus fatigués
Contrairement aux deux générations précédentes, la Mk III a largement souffert d'une carrière de fin de vie peu valorisante — nombre d'exemplaires ont fini comme voitures familiales économiques, voire comme véhicules de minicab, avant d'être mis à la casse plutôt que préservés. Conséquence directe pour l'acheteur d'aujourd'hui : les points de contrôle habituels (ailes et passages de roue, bas de portes, pourtours de pare-brise, bas de caisse intérieurs et extérieurs) doivent être complétés par une inspection approfondie de la traverse de châssis arrière et du plancher de coffre, deux zones particulièrement exposées à une corrosion avancée sur les exemplaires les plus négligés. Un guide d'achat spécialisé est catégorique sur ce point : une restauration complète d'une Mk III n'est plus économiquement viable aujourd'hui, la stratégie recommandée consistant exclusivement à rechercher l'exemplaire le plus sain déjà disponible plutôt qu'à envisager une remise en état lourde.
Des motorisations globalement robustes, à l'exception du quatre-cylindres 2,0 litres 8 soupapes
Les moteurs V6 Cologne (2,4/2,8/2,9 litres) sont jugés increvables sous réserve d'un entretien du circuit de refroidissement et de vidanges régulières, la version Cosworth 24 soupapes (voir Le Scorpio 24-valve — quand Cosworth retravaille le V6 Cologne pour le haut de gamme) partageant cette même robustesse à l'exception d'une usure connue des tendeurs de chaîne de distribution. Le quatre-cylindres 2,0 litres à 8 soupapes concentre en revanche l'essentiel des points de vigilance mécanique de cette génération : joint de culasse, chaîne et tendeur de distribution, et allumeur figurent parmi les pannes les plus fréquemment rapportées. Le diesel Peugeot 2,5 litres, sobre mais peu raffiné, peut souffrir d'injecteurs usés et d'une vanne d'arrêt de pompe à carburant défaillante.
Un jugement sévère de la presse britannique sur la fiabilité de la Scorpio Mk II
Au-delà des seuls points mécaniques recensés par les guides d'achat, la fiabilité générale de la Scorpio Mk II (dernière évolution de la lignée après l'abandon du nom Granada, voir La Scorpio Mk II (1994-1998) — la voiture la plus critiquée de la presse automobile britannique, et la fin d'une lignée commencée en 1972) a fait l'objet d'un jugement public particulièrement sévère : une enquête du magazine automobile britannique Top Gear, publiée en avril 1998 et portant sur 120 modèles immatriculés entre août 1995 et juillet 1996, classe la Scorpio au troisième rang des pires voitures à posséder de tout le panel, avec une note de fiabilité particulièrement basse — un classement qui s'améliore légèrement lors des enquêtes suivantes de 1999 et 2000, sans toutefois effacer cette réputation initiale.
Voir aussi
- Site source
- classicsworld.co.uk
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- Cote et guide d'achat — la Mk III, « héros méconnu » à la valeur encore contenueFord Granada · Achat administratif
- Le Scorpio 24-valve — quand Cosworth retravaille le V6 Cologne pour le haut de gammeFord Granada · Moteur
- La Mk III (1985-1994) — la dernière Granada, techniquement une Sierra étiréeFord Granada · Histoire et modèles
- La Scorpio Mk II (1994-1998) — la voiture la plus critiquée de la presse automobile britannique, et la fin d'une lignée commencée en 1972Ford Granada · Histoire et modèles