La Limited Edition de 1976 — la dernière Monaro qui n'en était officiellement pas une
Une idée née d'un stock de carrosseries excédentaire
En 1975, Holden se retrouve avec un lot de panneaux de carrosserie de coupé HJ en surnombre. Plutôt que de les gâcher, la marque décide d'en faire quelque chose de spécial : la Limited Edition (LE), annoncée seulement le 27 septembre 1976. Plus de 600 caisses avaient été assemblées en blanc à l'usine de Pagewood (Sydney) fin 1975 sous spécification HJ, mais des retards de mise au point ont fait que la génération HX est arrivée entre-temps sur le marché — obligeant à convertir ces caisses déjà construites vers la nouvelle spécification, modifications de tôlerie comprises. Une partie de ce stock a d'ailleurs servi à terminer les derniers coupés HJ avant l'arrêt de leur production, début 1976, plutôt qu'à alimenter directement le programme LE.
Un amalgame de pièces de prestige et de fin de série
Toutes les LE sont peintes dans une teinte métallisée exclusive baptisée « LE Red ». La voiture combine des éléments de la Monaro GTS avec des composants empruntés à la berline de prestige Statesman Caprice, jusqu'à inclure, curieusement, un lecteur de cartouches 8 pistes — une technologie déjà largement dépassée par la cassette audio au moment de sa sortie. Ses jantes « nid d'abeille » très reconnaissables, d'origine américaine et rappelant celles de la deuxième génération de la Pontiac Firebird, sont en réalité un enjoliveur en plastique moulé appliqué sur une jante en acier classique, peint en or — le même dessin de jante étant disponible en option sur les autres modèles Holden depuis le début de la série HJ. Sa face avant, avec sa calandre à quatre phares, évoque à échelle réduite une Chevrolet Caprice américaine de 1971. Vendue 11 500 dollars australiens — un tarif élevé pour l'époque —, la LE est assemblée à l'usine aujourd'hui disparue de Pagewood, à raison de 580 exemplaires au total.
Le chant du cygne officieux du coupé Monaro d'origine
Il faut insister sur ce point : la Limited Edition n'a jamais été commercialisée sous le nom « Monaro », bien que les passionnés l'appellent aujourd'hui presque systématiquement « Monaro LE ». Elle constitue en réalité un modèle à part de la gamme officielle, conçu pour clore en beauté l'histoire du coupé pleine grandeur avant que la génération HZ ne se contente, l'année suivante, de vendre une simple berline quatre portes « GTS » — sans même le nom Monaro sur la carrosserie, quoique la presse et les concessionnaires continuent, eux aussi, à l'appeler ainsi de façon officieuse. Voir HQ 1971 — la Holden la plus vendue de tous les temps, et son talon d'Achille à l'export pour le contexte de fin de carrière de cette génération.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Holden_Monaro ↗
- Acheter une Monaro classique — repères de rareté et de cote (HK à HZ)Holden — Monaro, Kingswood et l'aventure automobile australienne · Achat administratif
- HQ 1971 — la Holden la plus vendue de tous les temps, et son talon d'Achille à l'exportHolden — Monaro, Kingswood et l'aventure automobile australienne · Histoire et modèles
- La HQ réinvente la Monaro — lignes à l'européenne, muscle à l'américaine et couleurs « flower power »Holden — Monaro, Kingswood et l'aventure automobile australienne · Carrosserie
- La Monaro au cinéma — la voiture du Nightrider dans Mad Max (1979)Holden — Monaro, Kingswood et l'aventure automobile australienne
- Acheter une Monaro classique — repères de rareté et de cote (HK à HZ)Holden — Monaro, Kingswood et l'aventure automobile australienne
- La Monaro sous d'autres badges — Chevrolet SS sud-africaine, Pontiac GTO, Vauxhall MonaroHolden — Monaro, Kingswood et l'aventure automobile australienne