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§ 01 · Histoire et modèles

La Monaro sous d'autres badges — Chevrolet SS sud-africaine, Pontiac GTO, Vauxhall Monaro

Holden — Monaro, Kingswood et l'aventure automobile australienne · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

L'Afrique du Sud, premier terrain de badge-engineering (1970-1973)

Dès 1970, General Motors South Africa (GMSA) assemble sur place, à partir de pièces importées d'Australie, des Monaro GTS de génération HT à son usine de Port Elizabeth. En 1971, la génération HG suivante y est assemblée et commercialisée sous le nom Chevrolet SS, badge que GMSA a choisi d'apposer sur l'essentiel de sa gamme à cette époque — et ce alors même que la génération HQ avait déjà remplacé la Monaro HG en Australie, créant un décalage de plusieurs années entre les deux marchés. La Chevrolet SS sud-africaine se distingue par une face avant à quatre phares propre à ce marché. Les deux versions se partagent les mêmes motorisations que la Monaro australienne, V8 Holden 308 ou Chevrolet 350. Au total, 1 828 Monaro et 1 182 Chevrolet SS auront été vendus en Afrique du Sud avant l'arrêt de la production locale en 1973.

Une longue éclipse avant la renaissance à l'export

Après l'arrêt du coupé Monaro en 1977 (voir La Limited Edition de 1976 — la dernière Monaro qui n'en était officiellement pas une pour le chant du cygne de cette première ère), il faut attendre la résurrection du nom en 2001 (voir 2001-2006 — la Monaro renaît de ses cendres, un quart de siècle après son arrêt) pour que l'exportation reprenne, cette fois sous des formes bien plus internationales : la nouvelle génération, basée sur la Commodore VX puis VY et VZ (voir VY et VZ (2002-2006) — lignes angulaires, V8 Generation 4 et expérimentations de carrosserie), est vendue en conduite à gauche au Moyen-Orient sous le nom Chevrolet Lumina Coupe, au Royaume-Uni via le réseau Vauxhall sous son propre nom, la Vauxhall Monaro (récompensée « meilleure muscle car » par le magazine Top Gear en 2004), et surtout aux États-Unis sous le nom Pontiac GTO — ressuscitant ainsi l'une des appellations les plus mythiques du muscle car américain des années 1960 sur une base entièrement australienne.

Le GTO américain, un succès commercial mitigé

Le Pontiac GTO reprend d'abord le style de la Monaro VY série 2, avant d'adopter, en 2005, la face avant de la génération VZ enrichie de deux prises d'air sur le capot — ajout demandé par la clientèle américaine, jugée insensible au dépouillement stylistique du modèle d'origine, mais que la presse australienne jugera au contraire comme une dénaturation des lignes épurées de la Monaro. Le GTO reçoit en fin de carrière (2005-2006) le V8 LS2 de 6,0 litres, également monté sur la Vauxhall Monaro VXR et sur l'ultime HSV Coupé GTO australienne. Les ventes américaines du GTO restent toutefois décevantes au regard des attentes, un observateur du secteur automobile américain qualifiant même le programme d'échec commercial ; le modèle est retiré du marché américain dès 2006. Le 40 808ᵉ exemplaire de GTO construit sera, de fait, la toute dernière Monaro fabriquée par Holden, tous badges confondus. Au Royaume-Uni, Vauxhall proposera en toute fin de carrière une série spéciale VXR 500, dotée d'un compresseur Harrop porté par un revendeur (Greens of Rainham) associé au préparateur Wortec, portant la puissance du V8 6,0 litres à 373 kW (500 ch) pour un 0 à 100 km/h en 4,8 secondes — avant que Vauxhall ne remplace la Monaro, en 2007, par la VXR8, une Commodore-HSV Clubsport R8 à quatre portes rebadgée (voir Une carrière internationale inattendue — Chevrolet SS, Pontiac G8, Vauxhall VXR8 et les autres badges de la Commodore) : un glissement du coupé vers la berline qui, à sa manière, referme définitivement le chapitre du coupé Monaro à l'export.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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