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§ 09 · Conduite

Un habitacle « façon avion de chasse » aux défauts de jeunesse bien documentés

Jaguar E-Type · 1961–1975 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Des bas de caisse structurels qui compliquent l'accès à bord

Le principe même de la construction monocoque de l'E-Type — voir Monocoque acier et berceau avant tubulaire — une architecture sans châssis séparé — impose des bas de caisse (« sills ») larges et proéminents, qui jouent un rôle structurel de premier plan mais rendent l'entrée et la sortie de l'habitacle peu élégantes, en particulier sur le coupé fixe, très bas de caisse. Ce défaut est unanimement relevé par les commentateurs de l'époque comme par les propriétaires actuels.

Le manque de place aux jambes des tout premiers exemplaires

Les toutes premières E-Type « flat floor » souffrent d'un manque de place aux jambes jugé sévère par la presse d'essai de l'époque — un défaut que Jaguar corrige rapidement en creusant des renfoncements dans le plancher de part et d'autre du tunnel de transmission, avant même la fin de la première année de production. Autre lacune relevée sur les Series 1 : l'absence de pare-soleil, un manque décrit comme franchement pénible par temps ensoleillé.

Une ventilation notoirement insuffisante

La ventilation de l'habitacle reste un point faible documenté sur toute la carrière de la Series 1 et 1.5 — au point que la climatisation, choix a priori curieux pour une voiture de sport, deviendra une option recherchée dès son apparition sur la Series 2, précisément pour compenser ce défaut chronique (voir Series 2 (1968-1971) — l'E-Type mise aux normes américaines).

Une planche de bord \« façon cockpit \», au prix de l'ergonomie

La console centrale et le tableau de bord de l'E-Type, à l'origine trimés d'aluminium (remplacé par du vinyle et du cuir à partir de 1963), affichent une rangée d'interrupteurs à levier (« toggle ») presque identiques les uns aux autres, dans une esthétique délibérément proche de celle d'un poste de pilotage d'avion — une ambiance déjà cultivée à la même époque par des constructeurs comme Ford sur sa Thunderbird. Si l'effet visuel séduit, l'ergonomie en pâtit : la ressemblance de nombreux interrupteurs entre eux ne facilitait pas leur repérage rapide en conduite. Ces interrupteurs à levier céderont la place à des interrupteurs à bascule en plastique sur la Series 1.5 puis la Series 2, changement lui aussi dicté par la réglementation américaine de sécurité — voir « Series 1.5 » — la transition officieuse imposée par les normes américaines (1967-1968).

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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