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§ 01 · Histoire et modèles

Series 1 3.8 litres (1961-1964) — la définition originelle de l'E-Type

Jaguar E-Type · 1961–1975 · 5 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Lancement export d'abord, marché domestique ensuite

La Series 1 est lancée en mars 1961, dans un premier temps réservée à l'exportation ; le marché britannique ne suit que quatre mois plus tard, en juillet 1961. Elle reprend le six-cylindres XK 3,8 litres à triple carburateurs SU, déjà monté sur la XK150S — voir Le six-cylindres XK — un moteur de 1948 encore au sommet en 1961 pour le détail de ce moteur et Des trois SU aux deux Zenith-Stromberg — l'alimentation du six-cylindres sous la pression des normes pour la carburation.

Les « flat floor », version la plus recherchée

Les tout premiers exemplaires utilisent des loqueteaux de capot externes (nécessitant un outil pour les ouvrir) et un plancher plat (« flat floor »), sans les renfoncements qui apparaîtront ensuite pour gagner de la place aux jambes. Selon Wikipédia anglophone, les 500 premières Series 1 présentaient ce plancher plat et ces loqueteaux externes ; le plancher est ensuite creusé pour améliorer l'habitabilité et les deux loqueteaux sont déplacés à l'intérieur de l'habitacle. Ces tout premiers exemplaires sont aujourd'hui parmi les plus recherchés et les plus valorisés du marché — voir La cote de l'E-Type en 2026 — un marché qui s'est refroidi depuis son pic de 2017-2019 pour des exemples chiffrés de ventes aux enchères.

Une rareté qui attire aussi les représentations trompeuses

Ajout du 12/09/2026, statut 🗳️, d'après le forum jag-lovers.com. La désirabilité des tout premiers exemplaires « flat floor » a un revers documenté par la communauté de propriétaires : des voitures numérotées bien après le seuil de bascule vers les planchers creusés sont parfois présentées comme telles, que ce soit par méconnaissance ou plus rarement par intention trompeuse, un plancher plat pouvant aussi résulter d'une réparation de rouille utilisant par erreur un panneau de reproduction au mauvais profil plutôt que d'un plancher réellement sorti d'usine sous cette forme. Voir Détecter une E-Type mal représentée — deux enquêtes communautaires en temps réel pour deux enquêtes communautaires concrètes sur ce type de représentation trompeuse.

Une caisse autoporteuse novatrice

Contrairement aux tout premiers XK120, l'E-Type reçoit une carrosserie en acier, fabriquée par Pressed Steel Ltd. La caisse elle-même est une monocoque à larges bas de caisse pleine longueur et un tunnel de transmission proéminent, assurant la rigidité de l'ensemble — voir Monocoque acier et berceau avant tubulaire — une architecture sans châssis séparé pour le détail de cette construction. Au berceau avant tubulaire (en acier Reynolds 531, brasé au four plutôt que soudé) sont fixés le moteur et le train avant ; à l'arrière, un sous-châssis indépendant reçoit la suspension à roues indépendantes développée par Bob Knight — voir La suspension arrière indépendante — un pari à 5 livres relevé en moins de 30 jours.

Une boîte Moss sans synchro sur la première

À ce moteur est associée, ce que les sources anglophones ne manquent jamais de souligner avec un brin d'ironie, la boîte Moss à quatre rapports, dépourvue de synchronisation sur le premier rapport (sauf sur les tout derniers exemplaires) — un archaïsme déjà daté à l'époque, hérité des Jaguar antérieures. Elle ne sera remplacée par une boîte entièrement synchronisée qu'à l'arrivée du 4,2 litres fin 1964 — voir De la boîte Moss à la boîte tout-synchro maison — l'archaïsme corrigé de l'E-Type.

Des performances qui redéfinissent la catégorie

En mars 1961, le magazine The Motor chronomètre un coupé fixe de tout début de série à 150 mph (242 km/h) — une vitesse qui, quelques années plus tôt, aurait été respectable pour une pure voiture de course. La voiture d'essai n'était certes pas totalement de série, mais un exemplaire en réglage normal pouvait alors dépasser 135 mph (217 km/h), déjà considérable pour l'époque. L'accélération est à l'avenant, avec un 0-60 mph (0-97 km/h) en moins de 7 secondes, quand la berline britannique moyenne mettait alors le double de temps pour atteindre seulement 60 mph. Un roadster 3,8 litres, le tout premier exemplaire de série achevé, est testé par le magazine britannique Motor en 1961 : 149,1 mph (240 km/h) en pointe, 0-60 mph en 7,1 secondes, une consommation de 21,3 miles par gallon impérial (13,3 L/100 km) ; ce modèle d'essai coûtait alors 2 097 £ taxes comprises.

Les deux célèbres voitures de presse de 1961 — le coupé 9600 HP et le cabriolet 77 RW (voir Genève, 15 mars 1961 — la nuit qui a lancé l'E-Type) — roulaient lors de ces essais sur des pneus de compétition Dunlop, à plus grand diamètre et à traînée réduite, ce qui explique en partie ces pointes à 150 mph obtenues en conditions d'essai idéales.

Habitacle et défauts de jeunesse

Les modèles 3,8 litres disposent de sièges baquets garnis de cuir, d'une planche de bord et d'une console centrale à filet d'aluminium (remplacé par du vinyle et du cuir à partir de 1963), et affichent un simple badge « Jaguar » sur le coffre (contre « Jaguar 4.2 Litre E-Type » sur les futurs modèles 4,2 litres). Comme toute voiture anglaise construite en partie à la main au début des années 1960, la Series 1 3,8 souffre de plusieurs défauts de jeunesse documentés par la presse et les propriétaires de l'époque — manque de place aux jambes sur les tout premiers exemplaires, ventilation insuffisante, consommation d'huile jugée normale par l'usine elle-même jusqu'à des niveaux aujourd'hui considérés comme alarmants — voir Un habitacle « façon avion de chasse » aux défauts de jeunesse bien documentés et Consommation d'huile « normale » et réglages fins — les particularités d'entretien du moteur XK.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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