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§ 01 · Histoire et modèles

Series 2 (1968-1971) — l'E-Type mise aux normes américaines

Jaguar E-Type · 1961–1975 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une refonte pilotée depuis Washington

La Series 2 introduit une série de modifications esthétiques et techniques dictées avant tout par les exigences de la National Highway Traffic and Safety Administration américaine. Le trait le plus visible est la disparition définitive des célèbres carénages vitrés des phares — une évolution qui touche à la même époque d'autres importées aux États-Unis (la Citroën DS notamment), mais qui, chez Jaguar, est appliquée d'emblée à l'ensemble de la production mondiale, pas seulement aux exemplaires destinés aux USA. Voir Des phares carénés aux phares à découvert — esthétique, réglementation et piège à rouille pour l'histoire complète de cette évolution.

Les autres marqueurs visuels de la Series 2

Un pare-chocs arrière enveloppant, des clignotants avant agrandis et des feux arrière repositionnés sous le pare-chocs (et non plus au-dessus), ainsi qu'une calandre agrandie associée à deux ventilateurs électriques pour améliorer le refroidissement, complètent la panoplie visuelle de cette Series 2 — le système de refroidissement Series 1 ayant acquis une réputation de surchauffe chronique, en partie corrigée ici par un radiateur agrandi.

Sécurité et habitacle : l'empreinte réglementaire

Les évolutions imposées par la réglementation américaine touchent également l'habitacle : la serrure de contact quitte le tableau de bord pour rejoindre un antivol de colonne de direction (abandonnant au passage le démarreur à bouton-poussoir du tableau de bord), les interrupteurs à levier symétriques cèdent la place à des interrupteurs à bascule en plastique, et une colonne de direction rétractable est introduite pour absorber les chocs en cas d'accident. De nouveaux sièges permettent enfin l'installation d'appuie-têtes, rendus obligatoires par la loi américaine à partir de 1969.

Un moteur détarré aux États-Unis

Le moteur reste visuellement identifiable par le passage de caches-culbuteurs lisses et polis à une finition « nervurée » plus industrielle. Sur le marché américain, il est détarré par le remplacement des trois carburateurs SU par deux carburateurs Zenith-Stromberg à double corps, combiné à des jeux de soupapes agrandis : la puissance affichée chute de 265 à 246 ch, le couple de 283 à 263 lb⋅ft — voir Des trois SU aux deux Zenith-Stromberg — l'alimentation du six-cylindres sous la pression des normes.

La climatisation et la direction assistée deviennent disponibles en option d'usine — la climatisation, choix a priori curieux pour une voiture de sport, prend tout son sens compte tenu de la ventilation d'habitacle notoirement insuffisante de l'E-Type.

Une production en repli mais un modèle moins valorisé aujourd'hui

Selon les chiffres cités par Wikipédia anglophone (source Robson), la Series 2 totalise environ 13 490 exemplaires toutes carrosseries confondues (le détail par carrosserie donne 4 855 FHC, 8 628 OTS et 5 326 2+2, soit 18 809 au total selon un second décompte cité par la même source — écart non résolu entre les deux totaux donnés par la même page). Sur le marché de la collection actuel, une Series 2 se négocie structurellement moins cher qu'une Series 1 équivalente, même si les exemplaires d'exception continuent de commander des prix élevés — voir La cote de l'E-Type en 2026 — un marché qui s'est refroidi depuis son pic de 2017-2019.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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