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§ 07 · Carrosserie

Monocoque acier et berceau avant tubulaire — une architecture sans châssis séparé

Jaguar E-Type · 1961–1975 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une caisse autoporteuse héritée du D-Type

Contrairement aux tout premiers XK120, dont la carrosserie reposait encore sur un châssis-plateforme séparé, l'E-Type adopte une caisse monocoque en acier, fabriquée par Pressed Steel Ltd, à larges bas de caisse pleine longueur et tunnel de transmission proéminent pour assurer la rigidité de l'ensemble — un principe directement hérité de la construction monocoque en aluminium du D-Type de compétition, transposée ici à un métal et un procédé de fabrication compatibles avec la grande série (voir La genèse compétition — du XK120 au D-Type, les racines de l'E-Type).

À cette monocoque sont boulonnés, à l'avant, un berceau tubulaire portant le moteur et le train avant, et à l'arrière, un sous-châssis indépendant portant la suspension arrière et les freins — voir La suspension arrière indépendante — un pari à 5 livres relevé en moins de 30 jours. Ce principe de construction, novateur pour le début des années 1960, permet à la voiture de se passer entièrement d'un châssis en échelle séparé (« ladder frame »), alors la norme du secteur, pour un poids à vide des tout premiers exemplaires d'à peine 1 315 kg.

Un berceau avant en acier à bicyclette, brasé plutôt que soudé

Contrairement au D-Type, dont le berceau avant était en aluminium, celui de l'E-Type est en acier, plus précisément en tubes de section carrée en alliage Reynolds 531 — un acier au manganèse-molybdène réputé pour son rapport résistance/légèreté, alors principalement utilisé dans la fabrication des bicyclettes haut de gamme de compétition (le type de matériel utilisé pour gagner le Tour de France, et non pour les vélos de tous les jours). Ces tubes sont assemblés non pas par soudure mais par brasage au four (« bronze soldering ») — une technique liée aux propriétés métallurgiques de l'alliage, qui devient cassant sous l'effet de la chaleur d'une soudure classique, mais que plusieurs témoignages recueillis évoquent aussi comme un choix lié aux règles syndicales de qualification différenciant les ouvriers autorisés à souder de ceux autorisés à braser.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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