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§ 09 · Conduite

V12 ou six-cylindres — deux tempéraments pour une même carrosserie

Jaguar XJS · 1975–1996 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Deux voitures dans une seule carrosserie

À partir de 1983, l'introduction du six-cylindres AJ6 (voir L'AJ6 3,6 litres — un moteur né sur l'XJS, trois ans avant la XJ40 dans 02-moteur/) transforme l'XJS en une gamme à deux tempéraments bien distincts sous une même carrosserie. Le V12, plus lourd sur le train avant, reste l'archétype du grand tourisme feutré : couple généreux disponible à bas régime, douceur de fonctionnement quasiment sans vibration perceptible, mais une direction jugée par certains essayeurs américains un peu trop assistée et peu communicative — un compromis délibéré en faveur du confort. Le six-cylindres, plus léger de 100 à 115 kg selon les versions, rend la voiture sensiblement plus agile sur un tracé sinueux, en particulier associé à la boîte manuelle Getrag, mais au prix d'une sonorité jugée par une partie de la presse d'époque comme manquant de raffinement, du moins jusqu'aux améliorations apportées par la génération XJ40 du même moteur (voir L'injection et l'allumage du six-cylindres, du lancement de 1983 à l'AJ16 dans 03-carburation-injection/).

Un jugement qui évolue avec le temps

Les témoignages de propriétaires au long cours, tels qu'on peut les lire aujourd'hui dans les forums spécialisés et les commentaires laissés sur les articles de référence consacrés au modèle, insistent souvent sur un aspect que la presse d'époque mentionnait peu : la sensation de robustesse et de rigidité de caisse de l'XJS, en particulier comparée à des rivales américaines contemporaines réputées pour leurs craquements et leur structure moins rigide. Cette perception, purement qualitative et non chiffrée, illustre un phénomène récurrent dans l'histoire de ce modèle : des qualités de fond (rigidité, filtrage, raffinement mécanique) longtemps éclipsées par des débats sur le style ou sur la fiabilité, et davantage reconnues aujourd'hui par les passionnés au long cours que par la critique d'époque.

Le cas particulier de la boîte manuelle

Sur le marché nord-américain, où la boîte manuelle n'a été disponible qu'en fin de carrière et en quantités confidentielles (voir Boîtes de vitesses — de la Borg-Warner d'origine à la GM 4L80E dans 05-transmission/), les modèles à cinq rapports sont aujourd'hui unanimement considérés par les spécialistes comme les plus intéressants à conduire de toute la gamme facelift 1991-1996 — au prix d'une rareté qui en complique sérieusement la recherche sur le marché de l'occasion.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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