NUB 120 — Ian et Pat Appleyard, trois ans de suprématie en rallye
Une voiture privée, pas un engagement d'usine
Parmi toutes les XK120 de compétition de la période, NUB 120 — immatriculation devenue elle-même un nom propre dans l'histoire de la marque — occupe une place à part : contrairement à la plupart des autres succès sportifs de la XK120 de cette période (voir 1950, l'année où la XK120 prouve sa valeur sur les plus grandes courses d'endurance), elle n'est pas un engagement officiel d'usine mais une voiture privée, achetée et engagée par Ian Appleyard, avec son épouse Patricia Appleyard (née Lyons, fille de Sir William Lyons lui-même) comme navigatrice. Sixième des six exemplaires de pré-série construits, le châssis 660044 devient sous leurs mains l'une des XK120 les plus titrées de toute l'histoire du modèle.
Une défaite d'un quart de pouce, puis une série de victoires
Leur toute première épreuve ensemble, le Tulip Rally 1950 aux Pays-Bas, se solde par une défaite d'une cruauté rare : NUB 120 manque la victoire pour un écart d'à peine un quart de pouce (0,6 cm) sur le classement final. Appleyard ne commet plus cette erreur : la même année, le couple remporte l'Alpine Rally et décroche une Coupe des Alpes. L'année suivante, en 1951, ils répètent l'exploit sur l'Alpine Rally et y ajoutent les victoires au RAC Rally et au Tulip Rally — la revanche est totale sur l'épreuve hollandaise qui leur avait échappé de si peu l'année précédente.
1952 : la Coupe d'Or, sans même gagner la course
En 1952, le couple ne remporte pas l'Alpine Rally en tant que tel lors de sa troisième participation consécutive — mais termine l'épreuve sans le moindre point de pénalité, un exploit suffisamment rare pour leur valoir la toute première Coupe des Alpes en Or (Alpine Gold Cup) jamais décernée, récompense réservée à qui réalise trois Coupes des Alpes consécutives sans pénalité. Le palmarès de NUB 120 en fait, selon la fiche que lui consacre le Jaguar Daimler Heritage Trust, propriétaire actuel de la voiture, la XK120 de compétition la plus titrée de toutes, works ou privées confondues.
Le seul point faible, documenté par le propriétaire actuel lui-même
Fait révélateur, la fiche officielle du Trust consacrée à NUB 120 attribue explicitement le succès de la voiture à trois facteurs — le châssis exceptionnellement robuste, la fiabilité du moteur 3,4 litres à double arbre à cames alors encore tout nouveau, et la légèreté de sa carrosserie entièrement en aluminium — tout en reconnaissant que les freins en constituaient le « seul point faible », avec une usure rapide des garnitures et une sensibilité à l'évanouissement qui a bien failli, à plusieurs reprises, compromettre la série de victoires du couple (voir Les freins à tambour d'origine — le talon d'Achille documenté de la XK120 et de la XK140). Appleyard remplace ensuite NUB 120, retirée de la compétition active en 1953 et retournée chez Jaguar où elle demeure conservée depuis, par un nouvel exemplaire immatriculé RUB 120.
Voir aussi
- Site source
- jaguarheritage.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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