Les moteurs AMC : vingt ans de continuité mécanique entre YJ et TJ
Une base moteur héritée d'American Motors bien après sa disparition
Bien qu'American Motors Corporation cesse d'exister en tant que constructeur indépendant dès son rachat par Chrysler en 1987 (voir Sept propriétaires en quatre-vingts ans : la saga actionnariale de la marque Jeep, dossier jeep-willys/), ses motorisations continuent d'équiper le Wrangler pendant près de vingt ans supplémentaires. Le 4-cylindres AMC 150 de 2,5 litres (117 ch à l'injection) et le 6-cylindres AMC 258 de 4,2 litres à carburateur (112 ch, mais nettement plus coupleux) équipent la YJ dès son lancement en 1986. En 1991, le 258 cède la place à une version à injection électronique de 4,0 litres, l'AMC 242, dont la puissance grimpe à 190 ch — un moteur qui deviendra la référence de toute une génération de Jeep, du Wrangler au Cherokee en passant par le Grand Cherokee.
La TJ, dernier refuge des pièces AMC jusqu'en 2006
Sur la génération TJ (1997-2006), le 6-cylindres 4,0 litres AMC reste le moteur de référence jusqu'au bout de la carrière du modèle, tandis que le 4-cylindres évolue : le 2,5 litres AMC d'origine est remplacé en 2003 par un 2,4 litres DOHC de conception plus récente, emprunté au Jeep Liberty. Selon Wikipédia, la TJ est la dernière voiture de série à utiliser des composants directement hérités d'AMC : le 6-cylindres 4,0 litres et jusqu'aux poignées de porte — en usage constant chez AMC depuis 1968 — disparaissent simultanément avec l'arrêt de cette génération en 2006, clôturant ainsi symboliquement près de quarante ans de continuité technique d'un même groupe industriel avec la marque Jeep.
Des boîtes de vitesses venues d'Aisin... et de Peugeot
Les transmissions manuelles de la période YJ/TJ proviennent très majoritairement du japonais Aisin (boîtes 5 rapports AX-5 et AX-15), mais une partie de la production YJ (1987-1989) reçoit une boîte 5 rapports BA-10/5 fournie par le constructeur français Peugeot — une curiosité de sourcing industriel rarement mise en avant dans les résumés grand public de l'histoire du modèle. Les boîtes automatiques 3 rapports TorqueFlite (TF904, TF999, puis 30RH/32RH) équipent les deux générations jusqu'à l'arrivée d'une automatique 4 rapports avec surmultipliée (42RLE) au restylage 2003 de la TJ. Les boîtes de transfert évoluent en parallèle, de la New Process NP207 (1986-1987) à la NP231, tandis que les ponts Dana 30 à l'avant et Dana 35 ou 44 à l'arrière restent la norme sur toute la période (voir Essieux rigides Dana : l'avantage tout-terrain et son revers, le « death wobble »).
Voir aussi
- La génération YJ (1986-1995) : phares carrés et premiers succès populaires
- La génération TJ (1997-2006) : le retour aux sources plébiscité par les puristes
- Le V6 Pentastar 3,6 litres : le bloc de référence du Wrangler depuis 2012
- Essieux rigides Dana : l'avantage tout-terrain et son revers, le « death wobble »
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Jeep_Wrangler_(YJ) ↗
- Sept propriétaires en quatre-vingts ans : la saga actionnariale de la marque JeepJeep Willys / CJ · Culture documentation
- Essieux rigides Dana : l'avantage tout-terrain et son revers, le « death wobble »Jeep Wrangler · Transmission 4x4
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