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§ 02 · Gamme kaiser et frazer 1947 1955

Kaiser Manhattan (1951-1955) — le haut de gamme jusqu'au bout de l'aventure américaine

Kaiser Kaiser-Frazer (États-Unis, 1945-1955, prolongements sud-américains jusqu'en 1967) · 1945–1955 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Le nom qui survit à tous les autres

Lancée en 1951 à l'occasion de la première refonte complète de carrosserie depuis 1947 (voir 1951 — la refonte Darrin, le « Dragon Vinyl » et le sommet stylistique de Kaiser), l'appellation Manhattan coiffe le haut de la gamme Kaiser jusqu'à l'ultime année de production américaine en 1955 — elle est ainsi le seul nom de modèle Kaiser à traverser sans interruption toute la seconde moitié de l'histoire de la marque aux États-Unis, quand la plupart des autres appellations (Special, Custom, Deluxe, Virginian, Vagabond) disparaissent ou se recomposent au fil des restructurations commerciales de l'entreprise.

Un restylage salué mais construit sur une base vieillissante

Le restylage de 1951, mené par Howard « Dutch » Darrin avec le concours de la chef coloriste Carleton Spencer — auteur d'un revêtement synthétique imitant l'alligator baptisé « Dragon Vinyl », lancé en novembre 1950 sur la finition Kaiser Golden Dragon — vaut à la Manhattan le Grand Prix d'Honneur du Concours d'Élégance de Cannes. La voiture conserve cependant l'architecture mécanique fondamentale héritée de 1947 : même châssis à échelle, même six-cylindres Continental (voir Le six-cylindres Continental 226 — le seul moteur de la gamme Kaiser-Frazer de bout en bout), l'entreprise n'ayant jamais eu les moyens de financer un V8 moderne pourtant en projet interne (voir La Kaiser-Frazer 288 : le V8 qui n'a jamais existé, sacrifié à la Henry J).

La dernière tentative de rattraper les Big Three : le compresseur McCulloch

Face à l'absence chronique de V8 dans la gamme, Kaiser propose à partir du millésime 1954 un compresseur volumétrique McCulloch en option sur la Manhattan, portant la puissance du six-cylindres à 140 chevaux et ramenant le 0 à 60 mph autour de 15 secondes (voir Le compresseur McCulloch — pallier l'absence de V8 sur la Kaiser Manhattan 1954-1955). Ce palliatif technique, coûteux et sujet à des soucis de fiabilité, ne parvient toutefois pas à convaincre une clientèle américaine désormais acquise aux V8 modernes proposés en série chez la quasi-totalité des concurrents, y compris chez d'autres constructeurs indépendants.

La fin d'une gamme, le début d'une seconde vie argentine

La production américaine de la Manhattan s'achève en 1955, année où l'essentiel des rares exemplaires assemblés à Toledo ne sont plus que des kits CKD destinés à l'exportation vers l'Argentine plutôt qu'à la vente domestique (voir 1955 — le retrait silencieux du marché automobile américain). La Manhattan connaît alors une seconde carrière sud-américaine inattendue, rebaptisée Kaiser Carabela par Industrias Kaiser Argentina, qui en poursuit la fabrication locale jusqu'au début des années 1960 (voir La Kaiser Carabela et Willys-Overland do Brasil — deux secondes vies sud-américaines).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, ateupwithmotor.com
Date d'extraction
16 sept. 2026
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