Les six carburateurs Weber 45 DCOE : pourquoi la LP400 était moins puissante que la Miura SV
Une alimentation « à plat », héritée de la nouvelle position du moteur
Toutes les Countach, du lancement de la LP400 en 1974 jusqu'à l'arrivée de la Quattrovalvole en 1985, sont alimentées par six carburateurs double corps Weber 45 DCOE, montés horizontalement sur le flanc du V12 (disposition dite « side-draft », par opposition aux carburateurs verticaux « down-draft » utilisés sur la Miura, voir carburation-weber-quadruple-corps-miura, dossier lamborghini-miura/). Ce choix découle directement du montage longitudinal du moteur (voir Du montage transversal au montage longitudinal : la réinvention de l'implantation du V12), qui ne laisse plus la même place au-dessus du bloc que sur la Miura.
Un paradoxe assumé par les ingénieurs eux-mêmes
Fait notable relevé par Wikipédia anglophone : la puissance annoncée de la première Countach de série (276 kW/375 ch) est inférieure à celle de la Miura SV qui la précède (279 kW/374 ch en réalité très proche, mais la Miura Jota expérimentale grimpait bien plus haut). Ce léger recul de performance, à cylindrée quasiment identique (3 929 cm³ dans les deux cas), est explicitement attribué par les sources consultées à l'utilisation de ces carburateurs latéraux Weber 45 DCOE, moins efficaces à haut régime que les carburateurs verticaux de la Miura — un compromis accepté au nom des bénéfices globaux de la nouvelle architecture moteur (voir De 3,9 à 5,2 litres : l'évolution de cylindrée du V12, et l'échec du 5 litres de 1971).
Une alimentation stable pendant onze ans
Cette configuration à six carburateurs latéraux reste inchangée sur la LP400, la LP400 S puis la LP500 S, jusqu'en 1985. Elle ne cède la place à une nouvelle disposition (carburateurs remontés sur le dessus du moteur) qu'avec l'arrivée de la culasse à quatre soupapes par cylindre de la Quattrovalvole — voir La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateurs — puis, pour une partie de la production américaine, par une injection électronique (voir L'injection Bosch K-Jetronic et la fin du « marché gris » américain (1976-1988)).
Voir aussi
- Du montage transversal au montage longitudinal : la réinvention de l'implantation du V12 · De 3,9 à 5,2 litres : l'évolution de cylindrée du V12, et l'échec du 5 litres de 1971 · La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateurs
- carburation-weber-quadruple-corps-miura (dossier
lamborghini-miura/)
- Site source
- en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Lamborghini_Countach ↗
- De 3,9 à 5,2 litres : l'évolution de cylindrée du V12, et l'échec du 5 litres de 1971Lamborghini Countach · Moteur
- L'injection Bosch K-Jetronic et la fin du « marché gris » américain (1976-1988)Lamborghini Countach · Carburation injection
- Du montage transversal au montage longitudinal : la réinvention de l'implantation du V12Lamborghini Countach · Moteur
- La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateursLamborghini Countach · Moteur
- Guide d'achat : les points de vigilance avant l'acquisition d'une CountachLamborghini Countach
- De 3,9 à 5,2 litres : l'évolution de cylindrée du V12, et l'échec du 5 litres de 1971Lamborghini Countach
- L'injection Bosch K-Jetronic et la fin du « marché gris » américain (1976-1988)Lamborghini Countach
- LP400 « Periscopio » (1974-1978) — la première Countach de sérieLamborghini Countach
- La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateursLamborghini Countach