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§ 03 · Carburation injection

Les six carburateurs Weber 45 DCOE : pourquoi la LP400 était moins puissante que la Miura SV

Lamborghini Countach · 1974–1990 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une alimentation « à plat », héritée de la nouvelle position du moteur

Toutes les Countach, du lancement de la LP400 en 1974 jusqu'à l'arrivée de la Quattrovalvole en 1985, sont alimentées par six carburateurs double corps Weber 45 DCOE, montés horizontalement sur le flanc du V12 (disposition dite « side-draft », par opposition aux carburateurs verticaux « down-draft » utilisés sur la Miura, voir carburation-weber-quadruple-corps-miura, dossier lamborghini-miura/). Ce choix découle directement du montage longitudinal du moteur (voir Du montage transversal au montage longitudinal : la réinvention de l'implantation du V12), qui ne laisse plus la même place au-dessus du bloc que sur la Miura.

Un paradoxe assumé par les ingénieurs eux-mêmes

Fait notable relevé par Wikipédia anglophone : la puissance annoncée de la première Countach de série (276 kW/375 ch) est inférieure à celle de la Miura SV qui la précède (279 kW/374 ch en réalité très proche, mais la Miura Jota expérimentale grimpait bien plus haut). Ce léger recul de performance, à cylindrée quasiment identique (3 929 cm³ dans les deux cas), est explicitement attribué par les sources consultées à l'utilisation de ces carburateurs latéraux Weber 45 DCOE, moins efficaces à haut régime que les carburateurs verticaux de la Miura — un compromis accepté au nom des bénéfices globaux de la nouvelle architecture moteur (voir De 3,9 à 5,2 litres : l'évolution de cylindrée du V12, et l'échec du 5 litres de 1971).

Une alimentation stable pendant onze ans

Cette configuration à six carburateurs latéraux reste inchangée sur la LP400, la LP400 S puis la LP500 S, jusqu'en 1985. Elle ne cède la place à une nouvelle disposition (carburateurs remontés sur le dessus du moteur) qu'avec l'arrivée de la culasse à quatre soupapes par cylindre de la Quattrovalvole — voir La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateurs — puis, pour une partie de la production américaine, par une injection électronique (voir L'injection Bosch K-Jetronic et la fin du « marché gris » américain (1976-1988)).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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