La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateurs
Un doublement du nombre de soupapes
Jusqu'en 1985, le V12 Lamborghini de la Countach conserve la même architecture de culasse que celle héritée de la Miura : deux arbres à cames en tête par rangée de cylindres, mais seulement deux soupapes par cylindre. La version LP5000 Quattrovalvole (voir LP5000 Quattrovalvole / 5000 QV (1985-1988) — quatre soupapes par cylindre) porte ce nombre à quatre soupapes par cylindre — d'où son nom italien, littéralement « quatre soupapes » — soit 48 soupapes au total sur les douze cylindres. Cette évolution, combinée à l'augmentation de cylindrée à 5 167 cm³ (voir De 3,9 à 5,2 litres : l'évolution de cylindrée du V12, et l'échec du 5 litres de 1971), permet d'améliorer sensiblement le remplissage des cylindres et donc la puissance disponible aux régimes élevés.
Un déplacement de carburateurs aux conséquences visuelles inattendues
L'arrivée de la nouvelle culasse impose de déplacer les six carburateurs Weber : alors qu'ils étaient montés sur le flanc du moteur depuis l'origine (disposition dite « side-draft », voir Les six carburateurs Weber 45 DCOE : pourquoi la LP400 était moins puissante que la Miura SV), ils migrent vers le dessus du bloc pour améliorer le refroidissement de l'ensemble. Cette modification, purement fonctionnelle à l'origine, a une conséquence esthétique et pratique majeure : elle impose une bosse proéminente sur le capot moteur, qui réduit encore davantage une visibilité arrière déjà très limitée depuis l'abandon du toit périscope des débuts (voir Le toit périscope de la LP400 : une solution empruntée à la sécurité automobile américaine) — un compromis que documente également Conduire une Countach : visibilité quasi nulle, portance à haute vitesse et technique de stationnement du point de vue de la conduite au quotidien.
Deux systèmes d'alimentation en parallèle
Sur le marché européen, la Quattrovalvole conserve six carburateurs Weber (variante dite « Downdraft » ou « DD »), pour 335 kW (455 ch) à 7 000 tr/min. Pour répondre aux normes d'émissions américaines, une partie de la production reçoit à la place une injection électronique Bosch K-Jetronic (voir L'injection Bosch K-Jetronic et la fin du « marché gris » américain (1976-1988)), qui ramène la puissance à 313 kW (426 ch) tout en permettant, pour la première fois, une homologation Countach directement en usine pour le marché américain.
Voir aussi
- LP5000 Quattrovalvole / 5000 QV (1985-1988) — quatre soupapes par cylindre · De 3,9 à 5,2 litres : l'évolution de cylindrée du V12, et l'échec du 5 litres de 1971 · Les six carburateurs Weber 45 DCOE : pourquoi la LP400 était moins puissante que la Miura SV · L'injection Bosch K-Jetronic et la fin du « marché gris » américain (1976-1988) · Le toit périscope de la LP400 : une solution empruntée à la sécurité automobile américaine
- Site source
- en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Lamborghini_Countach ↗
- De 3,9 à 5,2 litres : l'évolution de cylindrée du V12, et l'échec du 5 litres de 1971Lamborghini Countach · Moteur
- L'injection Bosch K-Jetronic et la fin du « marché gris » américain (1976-1988)Lamborghini Countach · Carburation injection
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