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§ 02 · Moteur

De 3,9 à 5,2 litres : l'évolution de cylindrée du V12, et l'échec du 5 litres de 1971

Lamborghini Countach · 1974–1990 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

L'ambition initiale : dépasser la Miura SV dès le lancement

Dès la conception du projet LP112 (voir Le projet LP112 : genèse de la Countach sous la direction de Paolo Stanzani (1970)), l'équipe de Paolo Stanzani souhaite offrir à la Countach une puissance supérieure à celle de la Miura SV (279 kW/374 ch). Le 3,9 litres d'origine, poussé à titre expérimental jusqu'à 412-434 ch sur la Miura Jota (voir miura-jota-bob-wallace, dossier lamborghini-miura/), s'avère trop onéreux à produire en série et trop pauvre en couple à bas régime pour un usage routier normal. La solution retenue est d'augmenter la cylindrée à 5 litres plutôt que de pousser davantage la préparation du bloc existant.

1971 : un moteur expérimental qui s'autodétruit

Un premier bloc 5 litres expérimental est réalisé en réalésant un moteur 3,9 litres de série et en intégrant des pièces coulées en alliage de magnésium léger (Elektron). Installé sur le prototype LP500 présenté à Genève en 1971 (voir Les trois prototypes de pré-production : LP500 (1971), et les chassis 1120001/1120002 (1973-1974)), ce moteur s'autodétruit lors d'un essai routier mené par Bob Wallace la même année, révélant que la seule augmentation de cylindrée sur la base d'un bloc existant ne suffit pas : une refonte plus profonde du V12 est nécessaire.

Le compromis de lancement : rester en 3,9 litres

Faute de temps pour fiabiliser un 5 litres avant le lancement commercial, la première Countach de série, la LP400 (1974), reprend le bloc 3 929 cm³ d'origine, pour une puissance de 276 kW (375 ch) à 8 000 tr/min — une valeur en réalité inférieure à celle de la Miura SV, un paradoxe qui s'explique par le changement d'alimentation plutôt que par le moteur lui-même (voir Les six carburateurs Weber 45 DCOE : pourquoi la LP400 était moins puissante que la Miura SV).

Une montée en cylindrée étalée sur toute la carrière du modèle

La cylindrée n'atteint la cible des 5 litres qu'en 1982, avec l'arrivée de la LP500 S et son bloc de 4 754 cm³ (voir LP500 S (1982-1985) — le renouveau sous l'ère Mimran, et l'aparté des Turbo S suisses), développé sous la direction de l'ingénieur Giulio Alfieri (voir Giulio Alfieri (1924-2002) — de Maserati à Lamborghini, l'ingénieur des dernières Countach). La cylindrée définitive de 5 167 cm³ n'arrive qu'en 1985, avec la 5000 Quattrovalvole et sa nouvelle culasse à quatre soupapes par cylindre (voir La culasse Quattrovalvole : quatre soupapes par cylindre, et le déplacement des carburateurs) — soit quatorze années après les fiches techniques prévisionnelles publiées par Lamborghini en 1971, qui annonçaient déjà un 5 litres pour la future production en série.

Tableau récapitulatif

VersionCylindréePuissanceAnnée
LP500 (prototype expérimental)4 971 cm³328 kW / 446 ch (annoncée, jamais fiabilisée)1971
LP4003 929 cm³276 kW / 375 ch1974
LP400 S3 929 cm³257 kW / 345 ch1978
LP500 S4 754 cm³276 kW / 375 ch1982
5000 QV (carburateurs)5 167 cm³335 kW / 455 ch1985
5000 QV (injection, USA)5 167 cm³313 kW / 426 ch1985

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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