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§ 08 · Marché et usages

La concurrence des premiers jets d'affaires : Cessna Citation, Dassault Falcon 20 et Lockheed JetStar

Learjet 25 · 2 min de lecture · extraite le 20 sept. 2026

Un marché disputé dès son émergence

L'essor de l'aviation d'affaires à réaction dans les années 1950-1960 bénéficie d'un contexte économique favorable et de capacités industrielles disponibles chez les grands constructeurs de défense. Des sociétés déjà établies comme Lockheed, North American Aviation, Grumman et Dassault entrent sur le marché civil aux côtés de nouveaux venus comme Cessna et Lear, donnant naissance à un paysage concurrentiel dense dès les premières années du segment.

Le Cessna Citation, stratégie du volume face au Learjet

Face au Learjet, dont le fondateur Dwane Wallace refuse de s'aligner sur la surenchère de prix, Cessna cible une clientèle de pilotes venant du turbopropulseur en quête d'une montée en gamme économique. À 695 000 dollars, la Citation se positionne sous ses concurrents tout en offrant une réduction du bruit, une fiabilité accrue et un réseau de concessionnaires étendu. En 1985, 691 Citation ont été vendues — un volume qui dépasse largement celui des Learjet, dont les 369 exemplaires du seul modèle 25 (voir Le Learjet 25 : un fuselage allongé pour huit passagers, lancé en 1966) restent la meilleure performance commerciale de la lignée à voilure droite.

Le Dassault Falcon 20, validé par Charles Lindbergh

L'aviateur Charles Lindbergh apporte sa caution au Falcon 20 après le salon du Bourget de 1963, contribuant à la crédibilité de l'appareil français. Sa grande cabine, ses lignes élégantes et sa vitesse de croisière de 450 nœuds établissent des standards qui perdurent sur les Falcon modernes. Frederick Smith, fondateur de FedEx, déploiera trente-cinq Falcon 20 pour son réseau de livraison de nuit, démontrant la polyvalence commerciale de cette architecture au-delà du seul transport de dirigeants.

Le Lockheed JetStar, un quadriréacteur pour célébrités

Le Lockheed JetStar, mini-avion de ligne à quatre moteurs nécessitant 18 000 livres de carburant, séduit une clientèle de célébrités — il apparaît notamment dans le film Goldfinger de la saga James Bond — mais peine économiquement face à une consommation de 3 000 à 4 000 livres de carburant par heure qui limite sa viabilité opérationnelle.

Un marché qui départage vainqueurs et vaincus

Le succès du Citation redéfinit durablement le marché : ses concepts pionniers — certification monopilote, formation sur simulateur, réseau de service mondial — deviennent des standards du secteur. La domination culturelle du Learjet, elle, ne suffit pas à surmonter certaines réalités opérationnelles face à cette stratégie de volume, même si la marque conserve une identité et une reconnaissance publique inégalées (voir Le jet set : comment le nom Learjet est devenu un symbole de statut social).

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Provenance de cette fiche
Site source
aopa.org
Date d'extraction
20 sept. 2026
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