Au volant : ce qu'en disaient la presse d'époque et les essayeurs d'aujourd'hui
La Bora : un félin qui gronde dans le dos, sans brutalité
Motorlegend.com décrit un changement de sensations radical par rapport au Ghibli à moteur avant : au volant de la Bora, le conducteur entretient une relation beaucoup plus directe avec le V8, qui « gronde dans son dos ». La voiture n'en reste pas moins confortable, avec un comportement jugé relativement neutre, une suspension plutôt ferme à basse vitesse, mais qui « assure » — selon les mots du site — une fois lancée à 270 km/h. Le site américain Hagerty va plus loin dans l'éloge : selon sa description du modèle, la Bora se distinguait de ses rivales directes — Miura, Countach, Berlinetta Boxer — précisément par ce niveau de confort et de discrétion acoustique et vibratoire, au point d'être considérée aujourd'hui encore par de nombreux amateurs comme l'habitacle le plus confortable de toutes les GT à moteur central, hier comme aujourd'hui.
La Merak SS : une expérience exigeante avant d'être une expérience agréable
Le témoignage détaillé publié par newsdanciennes.com sur une Merak SS restitue une réalité plus rugueuse. L'installation à bord est qualifiée de « pénible » : assise très basse, réglage du volant qui déplace une partie de l'instrumentation avec lui (voir Du tableau de bord de la SM à celui de la Bora : les trois habitacles de la Merak), ceinture de sécurité difficile à boucler une fois le siège avancé. La conduite en ville s'avère délicate en raison d'un gabarit large et d'une position de conduite très centrale, qui pousse le conducteur à rouler instinctivement trop près du milieu de la chaussée.
Une pédale de frein qui réclame de la précision
Le même essai insiste sur la sensation procurée par le circuit LHM au freinage : une course de pédale très réduite, qui impose un dosage précis plutôt qu'une pression franche, et des commandes globalement « lourdes » (frein, accélérateur, direction) — une caractéristique commune aux Citroën à hydraulique de la même génération, ici transposée sur une mécanique italienne (voir L'hydraulique Citroën sur la Merak : freins, embrayage, phares — et son démantèlement à partir de 1976).
Le témoin STOP, un rappel de tous les instants
Sur cette même Merak SS, le témoin rouge STOP du tableau de bord, dont l'allumage signale une perte de pression hydraulique et donc une perte de freinage potentielle, est décrit comme un élément de vigilance de tous les instants pour le conducteur — un rappel constant de la dépendance de la voiture envers cette technologie d'origine française.
Voir aussi
- Du tableau de bord de la SM à celui de la Bora : les trois habitacles de la Merak
- L'hydraulique Citroën sur la Merak : freins, embrayage, phares — et son démantèlement à partir de 1976
- Le réglage hydraulique du pédalier et du siège : une première mondiale sur la Bora
- Sous-cotées longtemps, réévaluées aujourd'hui : la Bora et la Merak face à Ferrari et Lamborghini
- Site source
- motorlegend.com ; newsdanciennes.com ; hagerty.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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