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§ 07 · Carrosserie

Du tableau de bord de la SM à celui de la Bora : les trois habitacles de la Merak

Maserati Bora et Merak · 1971–1978 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Note de corpus : le dessin d'origine du tableau de bord et du volant monobranche de la Citroën SM est déjà détaillé dans L'habitacle et le tableau de bord ovoïde — un futurisme jusque dans les moindres détails (dossier citroen-sm/), qui note elle-même sa réutilisation sur la Merak — cette fiche documente précisément cette réutilisation, ainsi que les deux évolutions ultérieures propres à la Merak.

Premier habitacle : la planche de bord de la SM, telle quelle, mais seulement à gauche

Sur les premières Merak commercialisées entre 1972 et 1975, la conduite à gauche reprend l'intégralité de la planche de bord de la Citroën SM : cadrans ovales sur fond de métal brossé, volant monobranche caractéristique. Selon Wikipédia, 630 exemplaires sont construits dans cette configuration jusqu'en 1974. Fait moins connu : les Merak en conduite à droite de la même période ne reçoivent pas cet habitacle d'origine française, mais directement celui de la Bora, à volant à trois branches — un choix dont la raison précise (contrainte d'implantation du bloc d'instruments côté droit, ou simple choix commercial) n'est pas explicitée par les sources consultées.

Deuxième habitacle : un dessin maison pour la SS

L'arrivée de la Merak SS en 1975-1976 (voir La Merak SS (1975-1976) : plus légère, plus puissante, sous la pression de la Dino 308 GT4) s'accompagne d'un renoncement à la planche de bord héritée de la SM au profit d'un dessin entièrement maison, à cadrans ronds répartis sur deux blocs et volant à quatre branches.

Troisième habitacle : le retour au dessin de la Bora

Sur les tout derniers exemplaires de Merak SS, Maserati abandonne à son tour ce deuxième dessin maison pour adopter, cette fois, l'intégralité de la planche de bord et du volant à trois branches capitonné de la Bora — une convergence stylistique totale entre les deux modèles sur la fin de leurs carrières communes.

Une ergonomie qui déroute : le volant qui emporte une partie des cadrans

Le témoignage détaillé publié par newsdanciennes.com décrit une particularité d'ergonomie surprenante sur la Merak SS essayée : le réglage de la colonne de direction (en profondeur) déplace avec lui une partie du bloc d'instrumentation logé directement sur la colonne — un dispositif inhabituel qui impose de composer entre position du volant et lisibilité des cadrans. Le même témoignage relève par ailleurs une assise très basse rendant l'installation à bord malaisée, et un habitacle si étroitement ajusté qu'il complique le bouclage de la ceinture de sécurité lorsque le siège est avancé.

Le témoin STOP, omniprésent rappel de l'origine hydraulique

Sur tous ces habitacles, un même témoin rouge STOP — hérité directement des Citroën à hydraulique — signale toute perte de pression du circuit LHM, avec une conséquence directe et immédiate sur le freinage (voir L'hydraulique Citroën sur la Merak : freins, embrayage, phares — et son démantèlement à partir de 1976).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; newsdanciennes.com ; automobile-sportive.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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