Aller au contenu
§ 03 · Hydraulique lhm freins direction

Le réglage hydraulique du pédalier et du siège : une première mondiale sur la Bora

Maserati Bora et Merak · 1971–1978 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un problème universel des supercars des années 1970, enfin résolu

Les GT et supercars à moteur central du début des années 1970 partagent presque toutes le même défaut : une position de conduite figée, pensée pour un pilote de gabarit standard, rendant l'accès à bord comme la conduite prolongée inconfortables pour toute personne s'écartant de ce gabarit. Plutôt que de faire coulisser le siège d'avant en arrière sur des rails classiques — une solution encombrante dans un habitacle aussi exigu qu'une GT à moteur central —, les ingénieurs de la Bora inversent le problème : c'est le pédalier qui se déplace, le siège restant fixe dans le sens de la marche.

Un déplacement de 76 mm, actionné au bouton-poussoir

Le bloc pédalier (embrayage, frein, accélérateur) peut être avancé ou reculé d'environ 76 mm par simple pression sur un bouton, grâce au circuit hydraulique auxiliaire alimenté par le LHM (voir L'adaptation du circuit LHM Citroën sur la Bora : deux circuits, freins et confort). Selon Wikipédia, il s'agit là de la toute première application au monde de ce principe sur une voiture de série. Le siège conducteur, de son côté, ne coulisse pas non plus d'avant en arrière : seul son réglage en hauteur est motorisé et hydraulique, la position longitudinale du conducteur étant intégralement gérée par le déplacement du pédalier.

Une colonne de direction réglable de façon purement mécanique

À ces deux réglages hydrauliques s'ajoute une colonne de direction réglable en profondeur et en inclinaison — mais celle-ci reste, à la différence du pédalier et du siège, un réglage mécanique manuel, sans lien avec le circuit LHM. L'ensemble (pédalier mobile, siège à hauteur réglable, colonne orientable) permet de résoudre à la fois le problème de l'accès à bord — réputé pénible sur la plupart des GT à moteur central rivales — et celui du maintien d'une position de conduite adaptée à des gabarits très différents.

Une prouesse au service du confort, pas du spectacle

Ce niveau de sophistication ergonomique illustre la philosophie générale de la Bora, pensée comme une grand tourisme civilisée plutôt que comme une pure voiture de circuit homologuée pour la route (voir Une carrosserie en acier signée Officine Padane, un Cx de 0,30 et un toit en inox pour les autres aspects de cette recherche de confort, notamment l'insonorisation). Le même circuit hydraulique auxiliaire commande également le relevage et l'abaissement des phares escamotables logés dans les ailes avant.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; topgear.com ; motorlegend.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci