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§ 12 · Culture documentation

Après les modèles fondateurs — la suite de la lignée Cosmo (1975-1995), en synthèse

Mazda Cosmo Sport / Familia Rotary-R100 · 1967–1972 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Ce dossier se concentre sur la genèse du moteur rotatif chez Toyo Kogyo et sur ses deux tout premiers modèles de série, la Cosmo Sport et la Familia Rotary/R100 (avec un détour par la rare Luce Rotary Coupé, voir La Luce Rotary Coupé / Mazda R130 (1969-1972) — la première Mazda à traction avant). La suite de la lignée rotative — Capella/RX-2, Savanna/RX-3, Luce/RX-4, jusqu'à la RX-7 de 1978 — est déjà traitée en détail dans le corpus mazda-rx7/ (voir notamment Avant la RX-7 — la première génération de rotatifs Mazda de grande diffusion (R100, RX-2, RX-3, RX-4, RX-5)). Cette fiche se limite donc, en toute cohérence avec cette répartition, à un survol synthétique du seul nom « Cosmo » lui-même, qui reste réutilisé par Mazda jusqu'au milieu des années 1990 sur des modèles sans rapport direct avec la Cosmo Sport d'origine si ce n'est le nom et le moteur rotatif.

La Cosmo AP (1975) : le modèle qui a renfloué Toyo Kogyo

Après l'arrêt de la Cosmo Sport en 1972 (voir Cosmo Sport L10B (Série II, 1968-1972) — évolutions et fin de carrière), le nom reste en sommeil jusqu'en 1975, année de lancement de la Cosmo AP (« Anti-Pollution », en référence aux nouvelles normes d'émissions japonaises de 1976 auxquelles elle se conforme grâce à un réacteur thermique), exportée sous le nom Mazda RX-5 ou, sur certains marchés, Mazda 121 pour ses versions à moteur conventionnel. Positionnée comme un coupé personnel de luxe plutôt que comme une sportive, elle propose aussi bien des moteurs à pistons (1,8 et 2,0 litres) que des moteurs rotatifs 12A et 13B. Son succès commercial domestique est spectaculaire — plus de 55 000 exemplaires vendus au Japon dès sa première année de commercialisation — au point d'être crédité, aux côtés du redressement financier piloté par la Sumitomo Bank (voir 1975-1977 — la quasi-faillite de Toyo Kogyo et le sauvetage par la Sumitomo Bank dans mazda-rx7/), d'avoir concrètement contribué à sortir Toyo Kogyo de la quasi-faillite du milieu des années 1970 : deux leviers distincts — l'un financier, l'autre commercial — ayant joué de concert au même moment.

La Cosmo HB (1981) : un temps la voiture de série la plus rapide du Japon

Troisième génération, la Cosmo HB (1981-1989) partage sa plateforme avec la Luce contemporaine et se décline en coupé, en berline « hardtop » et en berline classique, cette dernière étant exportée sur certains marchés sous le nom Mazda 929. En 1982, sa version à moteur rotatif 12A turbocompressé détient un temps le titre officieux de voiture de série la plus rapide construite au Japon, avant d'être détrônée par la Nissan Skyline RS à moteur FJ20ET.

L'Eunos Cosmo (1990) : le seul rotatif à trois rotors jamais commercialisé

Quatrième et dernière génération, l'Eunos Cosmo (1990-1995) marque l'apogée technique de toute la lignée : elle reste, à ce jour, la seule voiture de série au monde jamais équipée d'un moteur rotatif à trois rotors, le 20B-REW de 1 962 cm³ à double turbocompresseur séquentiel, développant 280 ch. Elle est également la toute première voiture de série au monde dotée d'un système de navigation GPS intégré de série, dans le cadre de son système multimédia baptisé « Car Control System ». Réservée au marché japonais dans le cadre de la marque de luxe Eunos, elle n'est devenue légalement importable aux États-Unis qu'à partir de 2015, en vertu de la règle américaine des 25 ans.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org + recoupements JDMBUYSELL
Date d'extraction
12 sept. 2026
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