Du dessin anguleux de Bruno Sacco aux courbes du W213 : l'évolution du design extérieur
1984 : la rigueur géométrique héritée de la fin des années 1970
Le style de la W124, dû à Bruno Sacco (voir La W124 (1984-1997) : la génération fondatrice, avant et après le nom « Classe E »), s'inscrit dans la continuité géométrique et sobre déjà amorcée par la Classe S W126 et la compacte W201 : lignes tendues, quasi-absence de chromes hormis la calandre, recherche d'aérodynamisme (Cx de 0,28 à 0,30 selon les motorisations et les sources) plutôt que d'ornementation. Ce langage reste inchangé, à des retouches de détail près, jusqu'au second restylage de 1993.
1995 : la rupture des « quatre yeux »
Le lancement de la W210 en 1995 constitue la rupture stylistique la plus commentée de toute l'histoire de la lignée, avec l'adoption d'une face avant à quatre phares ovales distincts — voir W210 (1995-2002) : les « quatre yeux » qui divisent, puis s'imposent pour le détail de la genèse et de la réception, contrastée, de ce choix. Ce langage visuel, primé par un Red Dot Design Award, se prolonge sur la W211 (2002) avec des évolutions de détail, puis sur la W212 (2009) à son lancement.
2013 : la fin des « quatre yeux », après dix-huit ans
Le restylage de milieu de carrière de la W212, en 2013, met un terme à ce langage stylistique en remplaçant les doubles projecteurs superposés par un bloc optique unique par côté, intégrant des feux de jour à LED. Ce changement, motivé par un investissement d'environ un milliard d'euros (voir W212 (2009-2016) : le restylage à un milliard d'euros qui enterre les quatre phares), met fin à dix-huit années d'usage ininterrompu de la signature à quatre phares sur la Classe E, un cycle de vie stylistique long pour l'industrie automobile.
2016-2023 : des courbes empruntées au reste de la gamme
La W213 (2016) assume des emprunts stylistiques doubles : les proportions générales et le traitement de la calandre s'inspirent de la grande Classe S W222, tandis que le traitement des surfaces latérales reprend des codes déjà présents sur la compacte Classe C W205 — une manière, pour Mercedes-Benz, d'unifier visuellement l'ensemble de sa gamme berline autour d'un langage commun décliné par taille. La W214 (2023) prolonge cette logique tout en réduisant la gamme de carrosseries disponibles à la seule berline et au break (voir W214 (2023-) : la génération actuelle, berline et break seuls, sans coupé ni cabriolet).
Voir aussi
- W210 (1995-2002) : les « quatre yeux » qui divisent, puis s'imposent
- W212 (2009-2016) : le restylage à un milliard d'euros qui enterre les quatre phares
- W213 (2016-2023) : retour au six-cylindres en ligne et première conduite autonome de niveau 3
- De la sellerie MB-Tex aux trois écrans du MBUX Superscreen : l'évolution de l'habitacle
- Site source
- en.wikipedia.org / media.daimler.com
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
- W210 (1995-2002) : les « quatre yeux » qui divisent, puis s'imposentMercedes-Benz Classe E · Histoire et modèles
- De la sellerie MB-Tex aux trois écrans du MBUX Superscreen : l'évolution de l'habitacleMercedes-Benz Classe E · Carrosserie design
- La W124 (1984-1997) : la génération fondatrice, avant et après le nom « Classe E »Mercedes-Benz Classe E · Histoire et modèles
- W213 (2016-2023) : retour au six-cylindres en ligne et première conduite autonome de niveau 3Mercedes-Benz Classe E · Histoire et modèles
- W214 (2023-) : la génération actuelle, berline et break seuls, sans coupé ni cabrioletMercedes-Benz Classe E · Histoire et modèles
- W212 (2009-2016) : le restylage à un milliard d'euros qui enterre les quatre pharesMercedes-Benz Classe E · Histoire et modèles
- W210 (1995-2002) : les « quatre yeux » qui divisent, puis s'imposentMercedes-Benz Classe E
- De la sellerie MB-Tex aux trois écrans du MBUX Superscreen : l'évolution de l'habitacleMercedes-Benz Classe E
- W212 (2009-2016) : le restylage à un milliard d'euros qui enterre les quatre pharesMercedes-Benz Classe E