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§ 01 · Histoire et genèse

Puch G ou Mercedes-Benz G : un même véhicule, deux badges selon les marchés (1979-2000)

Mercedes-Benz Classe G · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une répartition territoriale héritée du partenariat industriel

De 1979 à 2000, un seul et même véhicule, sorti de la même chaîne de montage de Graz, porte deux noms commerciaux différents selon le pays de vente. Dans les territoires où Steyr-Daimler-Puch dispose déjà d'une solide réputation dans le tout-terrain grâce au Haflinger et au Pinzgauer (voir le dossier steyr-puch-500/) — l'Autriche, la Suisse, le Liechtenstein, la Yougoslavie et ses États successeurs, ainsi qu'une partie de l'Afrique et, pour la seule version W461, le Royaume-Uni —, le véhicule est commercialisé sous le nom « Puch G ». Partout ailleurs dans le monde, il porte l'étoile à trois branches et le nom « Mercedes-Benz G ». Cette répartition des responsabilités commerciales, qui reflète directement l'accord industriel entre les deux partenaires (voir Le partenariat industriel avec Steyr-Daimler-Puch : une coentreprise à Graz, puis un simple sous-traitant), s'accompagne d'une différence purement esthétique : un badge différent sur la calandre et le hayon, sans aucune conséquence mécanique.

Une fin d'accord discrète en 2000

L'accord de répartition territoriale prend fin en l'an 2000. À cette date, environ 10 % de l'ensemble des Classe G produites depuis l'origine portaient encore l'emblème Puch, contre environ 90 % l'étoile Mercedes — signe que le badge allemand dominait déjà largement les ventes mondiales avant même la fin officielle du partage. Depuis 2000, tous les véhicules sortent d'usine sous badge Mercedes-Benz, y compris dans les anciens territoires Puch. Le centre de compétence Puch de Magna, héritier de cette histoire, continue toutefois de proposer un kit de conversion esthétique permettant aux propriétaires nostalgiques de reposer après coup les emblèmes Puch sur leur véhicule.

Une exception religieuse restée célèbre : le Papamobile de 1983

Un cas particulier illustre bien la logique territoriale de ce partage de marque : lors de la visite du pape Jean-Paul II en Autriche en 1983, le véhicule spécialement préparé pour l'occasion — un « Papamobile » dérivé du G-Wagen — reçoit exceptionnellement les emblèmes Puch plutôt que l'étoile Mercedes-Benz, conformément à la règle territoriale en vigueur pour l'Autriche (voir Le Papamobile : de la coupole en plexiglas de 1980 au cabriolet blanc du Vatican pour l'histoire complète de cette lignée de véhicules pontificaux, dont la toute première version, elle, était bien badgée Mercedes-Benz lors de la visite du même pape en Allemagne trois ans plus tôt).

Le tout premier Puch G vendu aux États-Unis : une célébrité au volant

Un fait significatif, rapporté par Wikipédia en langue allemande, mérite d'être noté pour son ironie rétrospective : le tout premier exemplaire de Puch G à circuler aux États-Unis — à une époque où le véhicule n'y est pourtant pas officiellement commercialisé par Mercedes-Benz — est conduit par nul autre qu'Arnold Schwarzenegger. Cette anecdote, en apparence mineure, prend un relief particulier a posteriori : l'acteur austro-américain restera associé au véhicule pendant plus de trois décennies, jusqu'à coprésenter aux côtés du patron de Daimler AG la première mondiale de la Classe G de seconde génération à Detroit en janvier 2018 (voir Arnold Schwarzenegger : du premier Puch G américain à la présentation officielle de 2018).

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Provenance de cette fiche
Site source
de.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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