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§ 01 · Histoire et genèse

La genèse : un accord industriel germano-autrichien né d'une suggestion du Shah d'Iran (1972)

Mercedes-Benz Classe G · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un actionnaire pas comme les autres

L'origine du futur Geländewagen ne doit rien au hasard d'un bureau d'études qui aurait eu une idée : elle part d'une suggestion personnelle du Shah d'Iran, Mohammad Reza Pahlavi, adressée directement aux dirigeants de Daimler-Benz au tout début des années 1970. Le monarque n'est alors pas un client comme les autres : selon Wikipédia en langue allemande, il détient à cette époque jusqu'à 18 % du capital de Daimler-Benz, ce qui donne à sa demande un poids que n'aurait pas eu celle d'un simple gouvernement étranger. Sa suggestion est double : il souhaite un véhicule tout-terrain robuste destiné, en Iran, à la surveillance des zones frontalières ainsi qu'à un usage de véhicule de chasse — deux usages très concrets, loin de toute ambition de voiture de prestige.

Un pari industriel jugé viable

Daimler-Benz prend la suggestion au sérieux et engage une étude de faisabilité. Le constat des ingénieurs, rapporté par le site spécialisé Silodrome, est ambitieux : la marque à l'étoile estime pouvoir produire un tout-terrain supérieur non seulement au concurrent le plus évident, le britannique Land Rover, mais aussi au Toyota Land Cruiser et à la Jeep américaine — les deux autres références mondiales du genre à cette époque (voir Trois tout-terrain, trois stratégies : la Classe G face au Land Cruiser et au Land Rover pour la comparaison des trois trajectoires industrielles, très différentes, de ces véhicules rivaux). Daimler-Benz décide néanmoins de ne pas tout faire seul : le constructeur allemand veut garder la maîtrise de la conception et des essais, mais cherche un partenaire de confiance pour la fabrication d'une partie des composants et le montage final — un choix qui le conduit vers l'Autriche et le groupe Steyr-Daimler-Puch (voir Le partenariat industriel avec Steyr-Daimler-Puch : une coentreprise à Graz, puis un simple sous-traitant).

Une date de départ qui varie légèrement selon les sources

Wikipédia en langues anglaise et allemande situe toutes deux la signature de l'accord de coopération germano-autrichien en 1972. Le site britannique Retro Motor avance pour sa part l'année 1973 pour cette même signature. L'écart est mineur et n'affecte pas la suite chronologique du projet — le premier modèle en bois est de toute façon montré à la direction de Daimler-Benz en 1973 selon toutes les sources (voir Du modèle en bois au prototype roulant : le développement 1973-1975 et le nom de code « H2 ») — mais il est consigné ici sans arbitrage artificiel, conformément à la méthode de ce corpus.

Une ambition qui dépasse le seul marché iranien

Si la demande du Shah déclenche le projet, Daimler-Benz espère dès l'origine élargir les débouchés du futur véhicule : les dirigeants allemands nourrissent notamment l'espoir de le vendre à leur propre armée, la Bundeswehr, en plus des forces iraniennes. Cet espoir sera déçu à court terme — l'armée allemande choisira finalement un autre véhicule pour des raisons de coût — avant que le G-Modèle ne finisse par entrer en service sous ses couleurs plus d'une décennie plus tard (voir L'armée allemande : un rejet initial suivi d'une adoption massive sous le nom « Wolf »). L'ironie historique la plus marquante reste cependant ailleurs : le commanditaire iranien d'origine ne recevra jamais les véhicules qu'il avait commandés (voir 1979 : le lancement à Toulon coïncide avec la chute du Shah et l'annulation de sa commande).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org / de.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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