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§ 12 · Culture documentation

Statut de collection — la berline et le coupé/cabriolet, deux cotes et deux images

Mercedes-Benz W111/W112 « Heckflosse » · 1959–1968 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Une berline encore relativement accessible

Sur le marché allemand, les berlines W111 en état correct restent des véhicules de collection d'accès raisonnable : selon un guide d'achat de 2014, une berline 220 SE en bon état (catégorie « 2 ») se négociait alors autour de 24 200 euros, une version en état correct (« 3 ») autour de 12 400 euros, et un exemplaire nécessitant restauration (« 4 ») à partir de 5 200 euros — avec une tendance générale à la hausse constatée depuis. La berline W111 reste ainsi perçue comme une porte d'entrée relativement abordable dans l'univers Mercedes-Benz classique, loin des sommets atteints par d'autres modèles de prestige contemporains de la marque.

Le coupé et le cabriolet, une tout autre catégorie de collection

Le coupé et le cabriolet occupent en revanche un segment de marché radicalement différent, tant en termes de prix que d'image :

  • 220 SE coupé (1961-1965) : de l'ordre de 35 000 à 60 000 euros selon état.
  • 250 SE coupé (1965-1967) : de l'ordre de 45 000 à 75 000 euros.
  • 280 SE coupé (1968-1971) : de l'ordre de 50 000 à 90 000 euros.
  • 280 SE 3.5 coupé/cabriolet (V8, 1969-1971) : de l'ordre de 90 000 à 180 000 euros, avec un record d'enchères ponctuel cité à 770 000 dollars pour un exemplaire exceptionnel.
  • Cabriolets 300 SE (W112) : plusieurs annonces récentes situent des exemplaires restaurés entre 70 000 et 370 000 euros selon état et rareté.

Un écart d'image qui dépasse le seul écart de prix

Cet écart considérable entre berline et deux-portes ne tient pas seulement à la rareté relative du coupé et du cabriolet (voir Chiffres de production de la W111/W112) : il reflète également une différence d'image assumée, la berline restant perçue comme une confortable routière familiale de son époque, tandis que le coupé et surtout le cabriolet sont aujourd'hui pleinement reconnus comme des objets de collection à part entière, recherchés pour leur rareté, leur élégance de ligne « sans montant central » (voir Coupé et cabriolet — des carrosseries à part entière, très recherchées aujourd'hui) et, pour les versions V8 les plus tardives, leur statut de dernières grandes deux-portes Mercedes-Benz avant une longue interruption de la production de cabriolets (aucun modèle comparable ne sera reproduit avant les roadsters R107/R129 des années 1990).

Les extras d'origine et l'authenticité, facteurs de valeur déterminants

Comme souvent sur les Mercedes-Benz classiques, la présence d'équipements optionnels d'origine, un statut « Matching Numbers » (moteur et châssis d'origine conservés) et un historique d'entretien documenté influencent significativement la valeur d'un exemplaire, davantage parfois que le seul kilométrage affiché — un critère particulièrement scruté sur le marché du coupé et du cabriolet, où les enjeux financiers sont nettement plus élevés que sur la berline.

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Provenance de cette fiche
Site source
classicdoctor.fr
Date d'extraction
16 sept. 2026
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