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§ 06 · Badge engineering chrysler

Le Dodge Stealth (1991-1996/1997) : trois finitions, et un « Plymouth Stealth » qui n'a jamais existé

Mitsubishi 3000GT / GTO · 1990–2000 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une correction à apporter d'emblée : Plymouth n'a jamais vendu de Stealth

Contrairement à une association parfois faite entre l'alliance Mitsubishi-Chrysler et la marque Plymouth pour ce modèle précis, aucune source consultée pour ce dossier ne documente l'existence d'un « Plymouth Stealth ». La seule déclinaison nord-américaine badgée différemment de la GTO/3000GT japonaise et de la Mitsubishi 3000GT elle-même est le Dodge Stealth — jamais commercialisé sous la marque sœur Plymouth. Ce que Plymouth a effectivement reçu de l'alliance Mitsubishi-Chrysler de cette période est un modèle entièrement différent : la Plymouth Laser, rebadgeage du coupé compact Mitsubishi Eclipse, lui-même effectivement assemblé à l'usine Diamond-Star Motors de Normal (Illinois) — un tout autre modèle, sur une tout autre plateforme, sorti d'une tout autre usine (voir L'alliance Mitsubishi-Chrysler des années 1980-1990 : un « import captif », pas une coproduction Diamond-Star Motors). Le Dodge Stealth reste ainsi la seule et unique déclinaison Chrysler du modèle qui occupe ce dossier.

Une gamme de trois finitions calquée sur celle de la GTO japonaise

Wikipédia en japonais indique que la GTO était, dès l'origine de son développement, destinée à une fourniture en OEM à Chrysler — la décision n'est donc pas un ajout tardif mais un projet pensé dès la conception. Le Dodge Stealth débute sa carrière commerciale en 1991 (millésime 1991, lancement effectif fin 1990 selon les sources) avec une gamme de trois niveaux de finition calquée sur celle de la GTO/3000GT locale : ES (rebaptisée simplement « base » à partir de 1994, motorisation SOHC atmosphérique et traction avant), R/T (motorisation DOHC atmosphérique) et R/T Twin-Turbo (motorisation DOHC biturbo, seule à recevoir la transmission intégrale, la direction aux quatre roues et l'ABS de série).

Des débuts commerciaux qui dépassent la GTO japonaise elle-même

Wikipédia en japonais avance un chiffre précis et notable : sur son exercice de lancement 1991, le Stealth s'écoule à 17 280 exemplaires au Japon... contre seulement 9 927 GTO vendues sur la même période sur son propre marché domestique — un résultat en apparence paradoxal qui illustre combien l'image « américaine » donnée par Chrysler au même véhicule pouvait, au moins un temps, mieux fonctionner commercialement que l'appellation japonaise d'origine sur certains segments.

Un effondrement rapide, puis un retrait en deux temps

Ce succès initial ne dure pas : Wikipédia en japonais documente un effondrement des ventes consécutif au restylage de 1994, jusqu'à un ultime millésime où seuls 360 exemplaires trouvent preneur. Chrysler met fin à la production du Stealth en 1996, mais les tout derniers exemplaires en stock continuent de se vendre jusqu'en 1997 — un décalage production/vente comparable à celui déjà documenté pour la fin de carrière du modèle au Japon (voir 2000-2001 : fin de carrière sans remplaçante, et le début du retrait de Mitsubishi du segment sportif pur). À partir de 1997, plus aucune version badgée Chrysler ne subsiste : seule la Mitsubishi 3000GT reste commercialisée jusqu'à la fin de la carrière du modèle en Amérique du Nord, en 1999.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, ja.wikipedia.org, fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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