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§ 04 · Technologies actives

Un concentré de technologie, puis un dégraissage méthodique (1994-1996)

Mitsubishi 3000GT / GTO · 1990–2000 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une liste de « premières japonaises » revendiquée dès le lancement

Wikipédia en japonais dresse une liste précise des équipements présentés, au lancement de 1990, comme des premières pour l'industrie automobile japonaise : étriers de frein en aluminium à quatre pistons de diamètres différents (opposés étagés), boîte manuelle Getrag cinq rapports (voir Boîtes de vitesses : le choix allemand Getrag et l'automatique INVECS japonaise), arbres de transmission en acier à haute limite élastique, système d'échappement actif à sonorité commutable, et système d'aérodynamique active à ailerons variables (voir L'aérodynamique active : ailerons mobiles, échappement à deux modes et Cd de 0,33) — auxquels s'ajoutent la direction aux quatre roues (voir La direction aux quatre roues (4WS) : le système Mitsubishi AWC expliqué) et la suspension pilotée ECS (voir La suspension pilotée ECS : des actionneurs logés dans les bulles du capot) déjà détaillées dans leurs fiches respectives. Peu de sportives japonaises de série ont, au même moment, cumulé un nombre comparable de technologies actives sur un seul et même modèle — une caractéristique qui vaut à la génération 1990 du modèle une réputation persistante de concentré technologique caractéristique de l'exubérance de l'industrie automobile japonaise de la fin de la bulle spéculative.

Un calendrier de retrait précis, documenté année par année

Loin d'un abandon brutal et global, le retrait de ces technologies actives s'étale sur plusieurs années et suit un ordre précis, documenté par Wikipédia en anglais :

Seule la transmission intégrale et la direction aux quatre roues survivent, elles, jusqu'à la toute fin de la carrière du modèle en 2000-2001 — une distinction importante : ce ne sont pas toutes les technologies actives de la GTO qui disparaissent, mais spécifiquement celles jugées les plus coûteuses à produire et à entretenir pour un bénéfice perçu par la clientèle jugé insuffisant au regard de leur coût.

Une hausse de prix en toile de fond du dégraissage

Wikipédia en anglais relie explicitement ce retrait progressif à des « hausses de prix » successives du modèle au fil de sa carrière — une lecture cohérente avec le contexte plus large d'un marché nord-américain des sportives importées de plus en plus difficile au cours des années 1990 (voir Série 3 (1997-2000) : le « Combat Wing », un plan de restylage majeur abandonné et la fin de carrière), qui pousse Mitsubishi à alléger le coût de fabrication du modèle plutôt que d'en réduire encore la compétitivité tarifaire.

Un choix de conception qui a suscité des critiques dès l'époque

La presse automobile de l'époque, tout en saluant la débauche technologique du modèle, pointait déjà son revers de médaille : un poids élevé et une complexité mécanique jugée excessive au regard du bénéfice ressenti au volant, deux critiques qui reviennent de façon récurrente dans la réception critique du modèle (voir La presse de 1990-1991 : plus rapide qu'une Acura NSX, mais déjà critiquée pour son poids) et qui éclairent directement la logique de ce dégraissage technologique progressif plutôt qu'un simple choix comptable isolé.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, ja.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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