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§ 05 · Entretien fiabilité

Courroie de distribution, corrosion de châssis, EGR — les points de vigilance connus par génération

Mitsubishi Pajero · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La courroie de distribution, un point non négociable sur les moteurs essence V6

Le point de vigilance le plus unanimement cité par les sources spécialisées en entretien concerne la courroie de distribution des moteurs V6 essence (6G72, 6G74, 6G75 — voir La lignée des V6 essence — du 6G72 3,0 litres au 6G75 MIVEC) : leur conception « à interférence » signifie qu'une rupture de courroie en cours de fonctionnement entraîne presque systématiquement une collision entre pistons et soupapes, avec destruction moteur à la clé. Le respect strict des intervalles de remplacement préconisés par le constructeur — de l'ordre de 90 000 km sur la quatrième génération selon les sites spécialisés consultés — n'est donc pas une simple recommandation d'entretien parmi d'autres, mais une condition de survie du moteur lui-même. Ce point de vigilance mécanique n'a rien de spécifique au Pajero : il concerne toute architecture de moteur à interférence, une conception répandue dans l'industrie pour des raisons de compacité et de rendement, mais dont la contrepartie en termes de rigueur d'entretien est parfois sous-estimée par les propriétaires successifs d'un véhicule d'occasion.

La corrosion de châssis, un point de vigilance différent selon l'âge du véhicule

Les sources spécialisées distinguent deux profils de corrosion selon la génération :

  • Sur les première et deuxième générations (1982-1999) : une sensibilité marquée à la corrosion du châssis-échelle lui-même et de ses points d'ancrage à la carrosserie, cohérente avec l'âge désormais avancé de ces véhicules et avec les standards de protection anticorrosion moins exigeants en vigueur au moment de leur fabrication (voir Du châssis-échelle au monocoque RISE, et retour — le pendule structurel du Pajero pour le détail de l'architecture châssis de cette période).
  • Sur la quatrième génération (V80, 2006-2021) : une sensibilité relevée plus spécifiquement au niveau des longerons de la structure RISE, des bas de caisse et des passages de roue arrière, l'eau et le sel de voirie s'infiltrant dans les sections fermées du cadre intégré et corrodant la structure de l'intérieur — un défaut plus difficile à détecter visuellement qu'une corrosion de surface classique, et qui justifie une inspection préventive régulière des points bas de caisse sur les exemplaires circulant dans les régions à salage hivernal intensif.

Refroidissement : des bacs de radiateur en plastique sujets à fissuration

Plusieurs sources spécialisées relèvent la fragilité, avec l'âge, des bacs de radiateur en matière plastique équipant la plupart des générations récentes : leur fissuration progressive entraîne une perte de liquide de refroidissement pouvant conduire, si elle n'est pas détectée à temps, à une surchauffe moteur. Les pompes à eau sont également identifiées comme un point d'usure à surveiller, avec une durée de vie moyenne rapportée autour de 120 000 km avant qu'une fuite ne se déclare — un ordre de grandeur cohérent avec celui observé sur la plupart des moteurs de cylindrée comparable de la même période, sans qu'il s'agisse d'une fragilité anormalement précoce spécifique au Pajero.

Diesel : la vanne EGR, point de vigilance des motorisations récentes

Sur les motorisations diesel les plus récentes, notamment le 3,2 litres Di-D (voir La lignée diesel — du premier turbo-intercooler de 1988 au common rail des années 2010), un ralenti instable et des démarrages à froid difficiles sont fréquemment attribués par les sources spécialisées à un encrassement de la vanne EGR (recirculation des gaz d'échappement), un phénomène accentué par une accumulation de suie et de calamine identifiée comme un point de fragilité relatif de ce bloc. Ce type de défaut, bien documenté sur de nombreux moteurs diesel à EGR de cette génération technologique toutes marques confondues, se traite généralement par un nettoyage ou un remplacement de la vanne plutôt que par une intervention moteur lourde.

Une électricité parfois capricieuse, difficile à diagnostiquer

Enfin, plusieurs témoignages de propriétaires rapportés par la presse spécialisée évoquent des pannes électriques de nature intermittente, réputées difficiles à diagnostiquer précisément faute de reproductibilité systématique du défaut — un constat qui reste toutefois assez générique et commun à de nombreux véhicules de cette époque, et que ce corpus consigne ici sans plus de précision faute de sources suffisamment détaillées sur la nature exacte de ces pannes.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
milneroffroad.com ; motorhub.club ; partsouq.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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