NHTSA et IIHS : cinq étoiles puis quatre, et la résistance inattendue des batteries au tsunami de 2011
Cinq étoiles en 2011-2012, quatre étoiles à partir de 2013
L'agence fédérale américaine de sécurité routière (NHTSA) attribue à la Leaf la note maximale de cinq étoiles sur les millésimes 2011 et 2012, avant que les millésimes 2013 et 2014 ne redescendent à quatre étoiles, en raison de scores plus faibles enregistrés lors des essais de choc frontal et latéral. Ce recul, rare pour un modèle qui n'a par ailleurs subi aucune régression technique majeure identifiée entre ces deux périodes, illustre combien les notes de sécurité résultent autant de l'évolution des protocoles d'essai eux-mêmes que d'un changement du véhicule testé — un phénomène que ce dossier retrouve également, sous une forme plus marquée encore, dans le cas du retest Euro NCAP 2021 de la Renault Zoe, retombée de zéro étoile documentée dans Euro NCAP 2021 — zéro étoile, la troisième voiture de l'histoire du protocole dans ce cas (dossier renault-zoe/).
Top Safety Pick de l'IIHS dès 2011
L'organisme américain indépendant IIHS (Insurance Institute for Highway Safety) décerne à la Leaf, dès 2011, sa distinction « Top Safety Pick », avec des évaluations « Good » (la meilleure catégorie de son échelle) pour les chocs frontal, latéral et arrière ainsi que pour la protection contre le retournement. Seule une des mesures de risque de blessure détaillées échappe à cette meilleure catégorie, sans remettre en cause l'appréciation d'ensemble très favorable de l'organisme.
Une architecture de sécurité batterie pensée dès l'origine
Le pack de batterie de la Leaf bénéficie d'un renfort structurel en acier destiné à le protéger des dommages en cas de choc, complété par un système de sécurité qui déconnecte mécaniquement la haute tension du reste du véhicule dès que les airbags se déploient lors d'un accident, limitant ainsi le risque d'électrocution ou d'incendie pour les occupants et les secours.
Le tsunami de mars 2011 : un test grandeur nature inattendu
L'épisode le plus spectaculaire de validation de cette architecture de sécurité survient de façon totalement imprévue : lors du séisme et du tsunami qui frappent le Japon en mars 2011, une vingtaine de Leaf sont détruites par la catastrophe. Nissan rapporte en décembre 2011 qu'aucune de ces voitures détruites n'a pris feu et que leurs batteries sont restées intactes malgré la violence de l'événement — un résultat que le constructeur met en avant comme une démonstration concrète, bien qu'non planifiée, de la robustesse de son architecture de sécurité batterie. À la même date, aucun incendie consécutif à un accident n'avait par ailleurs été signalé aux États-Unis, ni pour la Leaf ni pour aucun autre véhicule électrique rechargeable alors sur le marché.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
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