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§ 07 · Carrosserie

Genèse du coupé 406 : le refus de Gérard Welter et l'entrée en scène de Pininfarina

Peugeot 406 · 1995–2004 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un vide à combler depuis 1983

Le coupé est une tradition ancienne chez Peugeot, remontant selon fr.wikipedia.org jusqu'au type 21 de 1898. Mais après l'arrêt de production du coupé 504 — déjà, lui aussi, un dessin Pininfarina — en 1983, aucun modèle n'assure durablement la relève : les difficultés financières de Peugeot au tournant des années 1980 (échec de l'export américain, rachat coûteux de Chrysler-Simca en août 1978) conduisent à l'abandon de projets de coupés successivement envisagés sur base 505 puis 405.

Un fait méconnu : l'interne a dit non avant l'externe

Au début des années 1990, avant même de solliciter Pininfarina, Peugeot propose le projet à sa propre équipe de style interne — que dirige alors Gérard Welter, par ailleurs auteur du dessin de la berline 406 elle-même (voir Le dessin de la berline 406 : une conception interne signée Gérard Welter, pas Pininfarina dans le dossier 01-histoire-et-modeles/). Welter refuse la proposition. Selon fr.wikipedia.org, ce refus s'explique officiellement par une surcharge de travail, mais tient surtout, selon Welter lui-même, à la crainte d'être mis en concurrence directe avec le carrossier italien : convaincu que Pininfarina, qui doit de toute façon produire le coupé dans ses propres usines de Grugliasco et San Giorgio Canavese, ne peut pas se permettre de livrer un dessin raté, et fort d'une longue habitude de collaboration entre les deux maisons, Welter préfère laisser la main aux Italiens plutôt que de s'exposer à la comparaison.

Le « projet D85 » et l'exploration stylistique (1992-1995)

La direction de Peugeot valide un projet de version deux portes dérivée de la future berline 406, baptisé en interne « projet D85 ». Dès juin 1992, chez Pininfarina Studi e Ricerche, l'exploration stylistique démarre avec de multiples croquis. Les tout premiers dessins adoptent des lignes très arrondies, dans un style parfois qualifié de « bio-design », comparable à certaines productions japonaises contemporaines telles que la Mazda RX-7 de troisième génération. Le designer Maurizio Corbi propose ensuite deux croquis plus proches de la version définitive, sans toutefois en conserver tous les détails — l'un évoque une fine entrée d'air reliant deux phares marqués et un bandeau lumineux arrière englobant la plaque, l'autre une calandre ovale et une disposition de phares plus proches de ce que sera, plus tard, la Maserati 3200 GT de Giorgetto Giugiaro.

C'est finalement Davide Arcangeli, sous la direction de Lorenzo Ramaciotti, qui reprend ces travaux pour aboutir à la forme définitive, peaufinée pendant plus d'un an. Deux maquettes grandeur nature sont réalisées en septembre 1992 ; le style est définitivement figé en avril 1993 (maquette d'étude fixant 95 % du dessin final) ; la maquette de référence est achevée en janvier 1995. Arcangeli, alors âgé d'à peine 27 ans, reçoit pour ce travail le « Car Design Award » de Turin en 1997.

Une présentation retardée par des fuites

Annoncé dès 1995 en même temps que le lancement de la berline, le projet fait l'objet de nombreuses fuites (dessins et clichés pirates circulant avant l'heure), jusqu'à sa présentation officielle au Mondial de l'Automobile de Paris, en octobre 1996. Peugeot organise ensuite une tournée de promotion à travers l'Europe (Autosport International de Birmingham, Salon de Genève en février 1997) avant la mise en vente effective, le 15 mai 1997.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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