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§ 02 · Moteur

Les moteurs essence de la 406 — familles XU, EW et la parenthèse Turbo

Peugeot 406 · 1995–2004 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Deux générations de quatre-cylindres essence

La gamme essence de la 406 s'appuie d'abord sur la famille XU, héritée pour l'essentiel de la 405 : un 1,6 litre (XU5, 88-90 ch), un 1,8 litre en versions 8 et 16 soupapes (XU7, 90 à 112 ch), et un 2,0 litres 16 soupapes (XU10, 130 à 132 ch selon les tableaux consultés). À partir du restylage de 1999 (voir Chronologie détaillée — phases 1 et 2 de la berline et du break 406 (1995-2004)), la famille plus moderne EW, tout aluminium, prend le relais : 1,8 litre EW7 (116-117 ch), 2,0 litres EW10 (134 à 140 ch selon les versions, avec une déclinaison à injection directe HPi), et 2,2 litres EW12 (156-158 ch). Ce dernier bénéficie, selon fr.wikipedia.org, d'un calage variable de l'admission qui lui permet de délivrer 85 % de son couple maximal entre 2 600 et 5 500 tr/min — un compromis souplesse/agrément jugé réussi par la presse d'époque.

Le Turbo XU10 J2TE : un « cache-misère » assumé

À partir du millésime 1997, la 406 Turbo introduit une version optimisée du quatre-cylindres turbocompressé XU10 J2TE (1 998 cm³, 147-150 ch à 5 300 tr/min, 235 N⋅m dès 2 500 tr/min). Ce même moteur avait connu, sur la Peugeot 605 dès 1993, une mise au point jugée bâclée par la presse de l'époque ; la version 406 en corrige les irrégularités de fonctionnement. Conçu en « turbo basse pression » (seulement deux soupapes par cylindre, recherche d'une courbe de couple la plus plate possible plutôt que de la puissance pure — Citroën, qui partage ce moteur, le commercialise d'ailleurs sous l'appellation « C.T. » pour couple constant), il affiche des performances comparables, voire supérieures en reprises, à celles d'une BMW 320i contemporaine selon carjager.com.

Le site relaie néanmoins une critique récurrente de la presse spécialisée d'époque (le Moniteur Automobile est cité) : faute de six-cylindres disponible dans la tranche des 150-170 ch — une lacune du groupe PSA face à BMW, Alfa Romeo ou Mercedes-Benz à cette époque —, le Turbo aurait surtout joué un rôle de « cache-misère » en attendant l'arrivée du V6 ES9 (voir Le V6 ES9 : pas « ESSO », un moteur PSA-Renault affiné par Porsche), au prix d'une consommation réelle comparable à celle d'un six-cylindres. Peu soutenu commercialement, ce moteur ne survit pas au restylage de 1999.

Tableau de synthèse (puissances DIN, source en.wikipedia.org)

MoteurCylindréePuissanceAnnées
1.6 XU51 580 cm³88 ch1996-1997
1.8 XU7 8V1 761 cm³90 ch1997-1999
1.8 XU7 16V1 761 cm³112 ch1996-2000
1.8 EW7 16V1 749 cm³117 ch1999-2004
2.0 XU10 16V1 998 cm³132 ch1996-2000
2.0 EW10 16V1 997 cm³136-139 ch1999-2003
2.0 HPi EW101 997 cm³140 ch2001-2004
2.0 Turbo XU10 J2TE1 998 cm³147 ch1997-1999
2.2 EW12 16V2 231 cm³158 ch1999-2003

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; carjager.com
Date d'extraction
13 sept. 2026
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