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§ 06 · Freins trains pneus

L'E-body au banc d'essai — une caisse plus large, mais un comportement routier jugé « balourd » par la presse

Plymouth Barracuda · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un regain de puissance qui ne s'accompagne pas d'un regain d'agilité

Si le forfait Formula S avait permis à la deuxième génération de Barracuda d'acquérir une réputation de tenue de route flatteuse pour une compacte américaine de l'époque (voir Le forfait Formula S (1965) — quand un ingénieur-pilote de rallye redonne une vraie tenue de route à la Barracuda), la génération E-body de 1970 marque, selon Ate Up With Motor, un net recul sur ce terrain précis. Même équipée des options de suspension renforcée les plus poussées et des pneus les plus larges disponibles au catalogue, la 'Cuda E-body est jugée par la source comme une « bête balourde » (« a clumsy beast »), plongeant lourdement en virage et laissant l'arrière chasser latéralement dès que le couple des gros moteurs se fait sentir, y compris en accélération strictement rectiligne.

Un déséquilibre des masses hérité du choix de plateforme lui-même

Ce jugement sévère n'a rien d'un simple défaut de réglage isolé : il découle directement du choix de plateforme documenté par ailleurs dans ce corpus (voir La troisième génération (1970) — naissance de l'E-body, une plateforme B raccourcie et élargie pour loger les gros blocs), qui privilégie l'espace disponible pour les gros blocs V8 (voir Les gros blocs 383 et 440 — le 440 Six Pack chez Dodge, le 440 Six Barrel chez Plymouth, même moteur) au détriment de l'équilibre général du châssis. Ate Up With Motor précise que les options de suspension renforcée permettent certes de maintenir les roues arrière au sol lors d'une accélération franche, mais qu'elles n'apportent quasiment aucune amélioration mesurable ni en virage ni au freinage — un contraste net avec le résultat obtenu quelques années plus tôt par le seul forfait Formula S sur une caisse pourtant bien plus légère et étroite.

Un défaut d'assemblage qui aggrave encore le jugement d'ensemble

Au-delà du seul comportement dynamique, Ate Up With Motor rapporte un défaut de conception directement attribué au styliste Carl Cameron : sur certains exemplaires, les portières de l'E-body pouvaient être littéralement déverrouillées de l'extérieur par un simple coup bien placé sur le panneau de custode — un défaut embarrassant pour des voitures déjà réputées difficiles à assurer du seul fait de leur motorisation (voir Le déclin 1971-1974 — surprimes d'assurance, normes antipollution et choc pétrolier).

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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