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§ 06 · Freins trains pneus

Le forfait Formula S (1965) — quand un ingénieur-pilote de rallye redonne une vraie tenue de route à la Barracuda

Plymouth Barracuda · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une tenue de route pénalisée par le poids de la lunette arrière

La suspension de la première Barracuda de 1964 reprend directement celle de la Valiant, dont elle hérite les triangles superposés à barres de torsion à l'avant et l'essieu rigide sur ressorts à lames à l'arrière — une architecture réputée pour l'époque, mais qu'Ate Up With Motor juge sensiblement pénalisée, sur la Barracuda spécifiquement, par la masse et la position en porte-à-faux arrière de son immense lunette incurvée (voir La lunette arrière panoramique de 1964 — la plus grande vitre jamais montée sur une voiture de série), qui dégrade la répartition des masses et l'équilibre général du châssis par rapport à une simple Valiant hardtop.

Un développement directement issu de la compétition en rallye

Face à ce constat, Plymouth confie dès 1965 la mise au point d'un forfait suspension renforcée à l'ingénieur Chrysler Scott Harvey, lui-même pilote de rallye reconnu, qui s'appuie directement sur les modifications déjà éprouvées sur les Valiant et Dodge Dart ayant disputé le Rallye de Monte-Carlo 1963. Le forfait qui en résulte, baptisé Formula S, associe le V8 273 Commando (voir Le V8 LA 273 — un tout nouveau bloc léger né avec la Barracuda, puis affûté en version Commando) à des ressorts plus fermes, des amortisseurs renforcés, une direction plus rapide, des pneus élargis et, en toute fin de développement, des freins à disque à l'avant proposés pour la première fois en option sur la gamme Barracuda.

Un compromis salué, à l'exception de sa présentation visuelle

Sur route lisse, Ate Up With Motor va jusqu'à comparer favorablement la tenue de route d'une Barracuda Formula S à celle de plusieurs sportives européennes contemporaines — un jugement flatteur, immédiatement nuancé par la même source sur la route dégradée, où la suspension « perd son calme ». La direction plus rapide proposée par le forfait est également saluée comme un compromis plus réussi que la direction assistée optionnelle, jugée précise mais « totalement dénuée de sensations ». Les essayeurs de l'époque se montrent en revanche nettement plus sévères sur l'aspect visuel du forfait : les bandes de course optionnelles (« cop-baiting », littéralement de nature à attirer l'attention de la police) et les enjoliveurs de roue spécifiques Formula S sont jugés too-much par plusieurs titres de la presse spécialisée d'époque.

Une filiation directe jusqu'à la 'Cuda

Le forfait Formula S reste au catalogue sans interruption jusqu'à la fin de la deuxième génération en 1969, année où ses caractéristiques de châssis (suspension, direction, pneumatiques) sont directement reprises, avec le V8 340 de série, pour constituer la toute première 'Cuda (voir La 'Cuda, une finition sportive à part entière — née en 1969, distincte de la Barracuda de base et de la Gran Coupe) — un lien de filiation directe entre le forfait suspension de 1965 et l'appellation qui deviendra, à partir de 1970, le nom de la version sportive de référence de toute la gamme E-body.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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