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§ 05 · Transmission

Boîtes de vitesses de la 928 — la manuelle « dogleg » issue de la course et l'automatique Mercedes

Porsche 928 · 1977–1995 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une manuelle à cinq rapports héritée de la 908 de compétition

La boîte manuelle à cinq rapports proposée dès l'origine sur la 928 dérive, selon un article de fond indépendant, de celle de la Porsche 908 de course. Elle adopte une configuration dite « dogleg » (littéralement « patte de chien ») : la première vitesse se trouve en bas et à gauche, à la place qu'occuperait la seconde sur une grille en H conventionnelle, la seconde vitesse occupant alors la position habituelle de la première. Ce schéma, hérité des boîtes de compétition où la seconde est le rapport le plus fréquemment utilisé en usage courant, a pu dérouter certains conducteurs peu familiers de la voiture au point de leur faire démarrer par mégarde en seconde plutôt qu'en première.

Une automatique développée avec Mercedes-Benz, puis progressivement sophistiquée

En alternative à la manuelle, Porsche propose dès le lancement une boîte automatique à trois rapports dont les composants internes sont fournis sous licence par Mercedes-Benz — un partenariat technique entre les deux marques allemandes qui se prolonge lorsque cette boîte est remplacée par une automatique à quatre rapports (à partir de 1983 en Amérique du Nord, 1984 sur les autres marchés), là encore d'origine Mercedes-Benz, offrant un verrouillage d'embrayage quasi mécanique et des accélérations proches de celles obtenues avec la boîte manuelle. Cette évolution progressive de la boîte automatique explique la popularité croissante de cette option au fil de la carrière du modèle : dès la 928 S4 de 1989, la version la plus répandue (la S4) n'est même plus proposée qu'avec la boîte automatique, la version manuelle étant réservée aux variantes plus sportives (Club Sport, GT).

Les statistiques de production disponibles témoignent de cette évolution : sur l'ensemble de la période 1980-1995, seuls 34 % environ des 928 produites reçoivent la boîte manuelle — une proportion nettement plus élevée sur les tout premiers millésimes 1978-1979 (où la répartition globale, tous types de boîte confondus, avoisinerait plutôt 60 % d'automatiques pour 40 % de manuelles selon les mêmes données), preuve que la clientèle du modèle s'est progressivement détournée de la boîte manuelle à mesure que la 928 affirmait sa vocation de grand tourisme confortable plutôt que de sportive pure.

Le différentiel autobloquant électronique PSD, ultime raffinement

À partir de 1990, un différentiel autobloquant électronique à taux de blocage variable de 0 à 100 % (PSD, Porsche-Sperr-Differential), directement dérivé de celui de la supercar 959, devient disponible sur la GT puis généralisé à la S4 — un raffinement technique notable pour améliorer la motricité et la stabilité d'une voiture aussi puissante que lourde. Voir La 928 S4 (1986-1991) — le lifting qui rapproche la 928 d'une voiture mondiale et 928 GT (1989-1991) — le pôle sportif de la gamme, en alternative à la S4 pour le calendrier précis de cette diffusion.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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